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Allaitement : je m’arrête ou je continue?

J’ai toujours su que je voulais allaiter. Pas à tout prix, mais quand même, je savais que j’allais essayer. Je dis bien essayer, puisque ce n’est pas parce que c’est naturel, que c’est nécessairement simple ou facile. Pour certaines, ça demande des efforts, de la ténacité et une surdose de dévouement.

Je ne veux pas faire la comparaison entre le lait maternisé et le lait maternel. Je pense qu’une femme qui se renseigne moindrement sur sa grossesse est suffisamment informée pour prendre une décision éclairée, en fonction de ses besoins, de sa situation familiale, etc.

Pour ma part, j’ai choisi l’allaitement parce que c’est pratique et économique (oui, je suis cheap), parce que laver et stériliser les biberons me semblait une tâche répétitive et sans fin et parce que je voulais que mon garçon bénéficie des avantages liés à la consommation de lait maternel.

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Jusqu’à présent, mon expérience est positive. Évidemment, des ajustements ont été nécessaires – bébé avait le frein de langue trop court – mais rien qui me semblait insurmontable pour assumer mon choix. Malgré tout, je dois dire que le chemin de l’allaitement a été ponctué d’obstacles que je n’avais pas envisagés.

Au début, j’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus. Qu’il était entièrement dédié à bébé. Puis, Junior refusant le biberon, il m’était impossible de sortir plus de trois heures. Oui, je sais, j’aurais pu le laisser hurler de faim jusqu’à ce qu’il capitule, mais ce n’était pas une option dans mon cas. Mon cœur aurait tout simplement implosé. Cette responsabilité me pesait lourd et papa ne pouvait prendre le relais la nuit. Pudique, j’ai appris à donner le sein en public et adapté ma garde-robe en conséquence. Les tuniques et les robes ont pris le bord et les soutiens-gorge d’allaitement ont fait une entrée, disons « remarquée » dans la maisonnée.

J’en suis même venue à me dire que ce n’était que temporaire, que je n’étais peut-être pas vraiment faite pour ça. Je m’étais fixé un objectif de six mois. Aujourd’hui, bébé a huit mois et j’ai un gros pincement au cœur en pensant qu’avec mon retour au travail, je vais devoir espacer les boires. Je trouverais bien dommage d’arrêter maintenant alors que bébé et moi avons pris nos habitudes. Je le vois grandir, être curieux et vouloir découvrir le monde, soit l’armoire de plats de plastique et les croquettes du chien. Les moments où il souhaite être dans mes bras se font un peu plus rares. L’allaitement nous donne donc un moment de répit et de complicité.

Pour l’instant, je ne sais pas quand j’arrêterai d’allaiter complètement. Probablement, lorsque mon garçon perdra intérêt ou lorsque je jugerai que le sein ne lui apporte plus le réconfort d’auparavant. Chose certaine, je sais que cette décision m’appartient et que les commentaires quant à l’âge de mon garçon se multiplieront plus il vieillira. À quel moment l’acceptable devient-il inacceptable? À un an? Deux ans? Peut-être trois? Voire quatre ans? Je ne sais pas.

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Qui sait, je remettrai peut-être en question ma décision dans quelques mois. D’ici là, je profite de ces moments de douceur, de chaleur et d’amour. Collée sur mon garçon, ses beaux yeux dans les miens. Je sais, ça sonne cliché, mais que voulez-vous comme dirait l’autre « ça passe si vite ».

Source photo de couverture

Breastfeeding Goddess – A photographer pays tribute to nursing mothers

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