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Avant toi, j’étais l’hiver

Il y a deux ans, l’hiver faisait place au printemps.

Depuis, j’ai laissé tomber quelques remparts. Mon fort de glace ressemble plus à de la vieille neige d’aréna dans laquelle a commencé à pousser de la verdure. J’ai même échapper mon coeur entre le mur de brique et ton lit, pis j’ai fait comme si je ne l’avais pas vu.

Tu as été le premier d’une longue série de premières fois. C’est ça que j’ai réalisé, dernièrement : avant toi, j’étais l’hiver. J’étais figée par mes insécurités et, pour éviter de me laisser emporter par la tempête, je me construisais une illusion. Avant toi, j’étais triste. Ma plus grande peur a été que tu te tannes. Que tu te tannes de me voir tomber, que tu te tannes de mettre des plasters sur mes genoux, que tu te tannes de me prendre dans tes bras quand mes larmes étaient trop lourdes à porter.

Aujourd’hui, je veux que tu saches que je sais que mes craintes étaient vaines. Je le sais que je ne devrais pas avoir peur, parce que, lorsque je te regarde, je vois plus que nos caresses et nos baisers ; je vois la personne qui me connaît le mieux, qui me respecte et avec laquelle je continue d’exister, tout simplement.

Je nous souhaite ce que les autres cherchent désespérément en chacune de leurs rencontres ; ce qu’on a déjà. Mon amour, tu es le complément de mon verbe imparfait. Sache que, lorsque j’écris des belles affaires, c’est toujours un peu à cause de toi.

Il y a deux ans, l’hiver faisait place au printemps. Il y a deux ans, pour la première fois, on s’est aimé.

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