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Tu m’manques

Tu m’manques. Ça fait un bout déjà que je t’ai vu. Je m’ennuie, tu sais. Je me souviens presque plus de quoi t’as l’air. J’ai des flashs, mais rien de concret. Quelques photos ici et là, mais c’est pas pareil. Je les regarde pas. J’en ai pas envie présentement, je veux juste que tu sois là. De toute façon, je suis déchiré entre le sentiment de nostalgie et de bonheur quand je les vois, donc je m’abstiens. C’est mieux de même. Tu m’manques. Crois-moi.

La dernière fois, c’était déjà y a longtemps mais encore plus que ça dans mes pensées, me semble. Chaque fois que je te revois, je te redécouvre comme si c’était la première fois. La même folie que ça m’provoque en d’dans. Même la routine quotidienne n’est pas pareille. Le temps n’existe plus. Je deviens fébrile juste d’y penser, encore plus de l’écrire. J’ai bien essayé plusieurs façons pour compenser ton absence j’te jure, mais ce fut décevant. J’ai réessayé pour être certain, chu tenace, mais cette fois-là ce fut désolant et avec en prime le même résultat. J’ai arrêté d’essayer. Ok, ok, t’es unique, j’en conviens, ça te va ça? C’est dit et même pire, c’est écrit.

Quand t’es là, me semble que tout est plus beau. Quand t’es là, je suis plus joyeux et plus souriant. J’ai pas besoin de toi pour l’être (juste au cas où tu tenterais de ne plus te forcer à être à ton meilleur), mais tu ne me donnes juste pas le choix on dirait. Même mes amis le remarquent, l’effet que t’as sur moi, c’est pas peu dire. Sauf qu’eux, je les vois moins depuis ton absence. C’est comme ça. C’est pas de ta faute. Non, ça c’est moi qui trouve ça moins évident. Chu plus paresseux, mettons. Je suis plus porté à me refermer, je suis comme ça. Je dois me rendre à l’évidence que je suis dépendant de toi. T’es ma plus belle dépendance. Si c’était possible, je te promettrais tout ce que tu veux pour que tu restes tout le temps, mais ce l’est pas.

Tout est plus facile quand tu y es. Tu me simplifies la vie et pour ça, je vais t’attendre patiemment même avec ton lot de mauvais côtés, t’imagines? Parce que des mauvais côtés, t’en as comme tout le monde pis pour en avoir déjà vécus quelques-uns avec toi, je sais qu’ils peuvent être très noirs quelques fois. Mais rien n’est parfait. Je les accepte car ils font partie de toi. Tu viens avec eux. C’est pas ce qu’il faut faire quand on aime, non? Quand tu les montres, j’essaie de les apprivoiser du mieux que je peux, de les mettre à mon avantage et d’attendre qu’ils passent. Des fois c’est pas évident, mais je m’adapte. Je m’y fais et j’attends que les jours gris s’estompent. Essayer de te changer serait impossible, faut juste te prendre avec ce que t’as à offrir, car de toute façon, c’est dans ta nature. Dans tes jours plus sombres (souvent plusieurs jours) tu essaies d’insérer quelques brèches lumineuses ici et là et je tente d’en profiter un max. Je m’en contente.

T’es celle que je préfère, tu comprends? Je tiens à te le dire quitte à rendre les autres jalouses, je m’en fous. Ces côtés sombres me font apprécier encore plus tes côtés clairs car quand ils sont là, c’est à eux que je pense et je m’impatiente de les revoir. C’est pas mêlant, j’arrive même à entendre les oiseaux chanter et des enfants rire quand t’es là. Pour vrai, pour vrai. Mon attente tire à sa fin même si c’est encore plus difficile ces temps-ci. J’arrive presque à te sentir quand je ferme les yeux. Probablement parce que t’es là, tout près. Je patienterai encore. Je n’ai pas d’autres alternatives, de toute façon. Je promets de profiter de chaque instant dès que tu y seras. Les levées de bonne humeur, les longues marches en ville, les bières sur une terrasse et les soupers extérieurs jusqu’à ben tard le soir à ne pas vouloir que ça arrête en te contemplant. Ça te dit quelque chose? Moi, oui. C’est tout ça qui me pince drette au cœur et qui m’excite d’une certaine façon quand je pense que tu seras bientôt là.

Amène-toi au plus vite ok? Je pense pas être le seul qui a hâte que tu reviennes car ce foutu hiver-là est interminable.

À bientôt, l’été. Comme tu peux voir, chu ben quand t’es là…

Par Patrick Laperrière

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