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Démystifier l’obligation du code vestimentaire dans les milieux de travail

« Dans le cadre d’une promotion au sein de mon emploi de longue date, j’ai questionné le propriétaire quant à l’uniforme que je porterais à l’avenir. Me proposant un design style « hôtesse de l’air », j’ai insisté sur le fait que je serais plus à l’aise en pantalon considérant mes fonctions de gestionnaire un peu « tout terrain ». En complimentant ma beauté, il me répète fermement qu’il préférerait que je sois en jupe et en talons hauts. » ~ Anonyme

Tout comme cette jeune femme, plusieurs autres employées sont contraintes par leur employeur à un code vestimentaire qui peut les rendre mal à l’aise. Heureusement, on commence à en entendre de plus en plus parler. Les normes du travail veulent de plus en plus limiter le droit des employeurs en ce qui a trait au code vestimentaire de ses employés. Évidemment, on ne veut pas parler de l’habit propre que l’on exige aux vendeurs/vendeuses, par exemple, mais plutôt à l’obligation de porter des vêtements pouvant brimer la dignité de l’individu ou encore des accessoires, comme les talons hauts, pouvant être dangereux tout simplement.

En fait, la Loi sur les normes du travail prévoyait surtout des dispositions au sujet du déboursement pour ces vêtements. (voir : ICI). Sinon, la Charte mentionne toujours dans son chapitre I le droit à la dignité. Le reste, on dirait bien qu’il revient au droit de gérance des employeurs.

Cependant, la jurisprudence au Canada intervient de plus en plus à ce sujet. La Colombie-Britannique s’est d’ailleurs plus penchée sur la question. On commence à vouloir monter un projet de loi « qui interdirait aux employeurs d’exiger un code vestimentaire en lien avec le genre de leurs employés » (exemple : ICI). On reconnaitrait le non-respect de la dignité de la personne à l’obligation pour les femmes de porter des décolletés plongeants ou encore des mini-jupes sur leur lieu de travail. On dénonce de plus le danger pour celles-ci d’enfiler des talons hauts pour un quart de travail de huit heures debout.

Bien évidemment, il est normal que l’employeur demande dans certaines situations à ses employés de porter un uniforme en particulier pour les associer à l’entreprise, ou encore pour être plus sécuritaire. Je ne vois toutefois pas l’intérêt, autre que marketing, et encore, d’exiger à certaines personnes de devoir montrer leurs « atouts » pour travailler. Évidemment, si certaines femmes acceptent la tenue, pour travailler dans X endroit, cela leur appartient.

Il est possible de se consoler en se disant que c’est par de petits pas comme ceux-là que l’équité, la dignité et le respect s’installeront un jour pour de bon dans nos milieux de travail. Ne désespérez pas!

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