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Quand l’anxiété s’empare de moi

J’ai écrit ce texte la semaine dernière, à 3 h du matin, alors que j’étais dans un down d’anxiété. Parce que oui, quand t’as un trouble d’anxiété, ça peut bien aller pendant des mois et tu peux sentir que tu vas mourir la semaine d’après. C’est ce qui s’est passé cette fois-là. Ça va mieux maintenant, c’était une rechute courte, mais intense de mon cerveau, et je tenais à la partager.

J’viens juste de revivre 100 000 autres vies en une seconde (Dédé Fortin)

Je sais même pas si je trouve que ma vie est plate et sans intérêt ou si je trouve qu’elle l’est trop, pourquoi dois-je toujours être aux antipodes, j’aimerais ça être neutre un jour dans ma vie être flat, plate, beige comme un mur de chambre d’hôpital pas rénové depuis 1988.

Ben non mon cœur est trop gros pour mon corps ou est-ce l’inverse, pourquoi tant d’émotions tant de feu tant de neige brûlante qui se promènent à leur guise dans mes vaisseaux sanguins. Quoi de pire que de perdre le contrôle de déraper je sais même pas si je pense trop ou si je pense pu ai-je trop d’émotions ou pas du tout. J’aimerais être inébranlable, mais tout m’atteint et tout me hante pendant des jours et des nuits entières. Regarder le plafond et ressentir le temps passer, chaque seconde dans mes oreilles et chaque heure dans mes yeux.

Ça me donne le vertige de penser à tout ce que les gens vivent autour de moi, peut être que ma voisine vit la plus grosse rupture de sa vie peut-être que la blonde dans l’autobus vient d’apprendre qu’elle est enceinte peut être que la rousse à côté d’elle se fait battre à chaque criss de jour que le bon Dieu amène. Pendant ce temps-là je suis assise sur mon divan beige trop mou pis ça m’étourdit ça me fige ça me bloque.

Et toujours toujours se demander pourquoi c’est moi qui ai gagné à la loterie des maladies mentales, avoir su j’aurais pas dû prendre l’extra ce mardi-là.

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