Menu

Ma spiritualité

Aujourd’hui, c’est vendredi… Saint! Ce fameux vendredi qui précède Pâques, jour de résurrection de Jésus. LE moment dans l’histoire du christianisme : la preuve que Jésus est le fils de Dieu, etc. Pour ma part, j’ai longtemps considéré cette fête comme celle du chocolat et des œufs Laura Secord que ma mère achetait en sachant pertinemment que personne ne lui en volerait, puisqu’elle était la seule dans la maison à aimer ça – la journée des chocolats creux, la joie!

Il faut préciser que je suis une enfant de la morale : à l’époque où les cours de catéchèse existaient dans les écoles primaires, moi qui n’étais pas baptisée, je me rendais aux cours de morale avec tous les autres élèves non-baptisés et voués à errer dans les limbes au jugement dernier. Cette période à l’écart du reste de ma classe avait au moins un avantage : je la passais en compagnie de mon frère. Lorsqu’il a quitté le primaire, je me suis sentie un peu délaissée et j’ai décidé de switcher en catéchèse pour faire comme les autres. Durant cette période, j’ai développé un intérêt spontané pour la religion, l’Église et tous ses rituels. Je trippais sur la bénédiction des sacs d’école lors de la rentrée (est-ce que ça existe encore?), j’allais à la messe le dimanche, je chantais dans la chorale pour Noël, je me suis même mise à prier. Bon, c’était peut-être pour avoir la chance de rencontrer les Backstreet Boys, mais, quand même, je priais. L’aspect mystérieux me fascinait lorsque j’allais à l’église. J’observais les gestes du curé et je tentais de comprendre pourquoi il faisait telle ou telle chose. J’aimais qu’il ouvre une petite porte pour aller chercher la coupe contenant les hosties (le ciboire), quand il envoyait de l’encens, toutes ces petites actions qu’il exécutait avec précision me donnaient un sentiment d’apaisement. Quand j’y repense, peut-être que c’est à ce moment que ma spiritualité s’est exprimée pour la première fois.

On associe souvent la spiritualité à la religion, à la quête d’une relation avec un être supérieur, mais c’est une façon parmi tant d’autres de l’aborder. Je crois d’ailleurs que c’est encore tabou d’en parler, parce que c’est comme parler de religion, mais la spiritualité peut s’exprimer dans un cadre autre que religieux, par exemple sous l’angle de la quête de sens et de notre rapport à l’esprit, à l’intériorité. Pour certains, ça passe par la méditation, la relaxation ou le yoga. Pour d’autres c’est la communion avec la nature, le jardinage ou encore les marches en forêt. Ça peut aussi être à travers les rituels familiaux, comme les anniversaires, les fêtes, etc. Les rituels peuvent être très simples, à chacun de décider ; ça lui appartient.

À l’époque où je priais, j’avais créé de petits gestes que je répétais, devenant vite des rituels. Par exemple, je sortais une minuscule statuette représentant mon signe astrologique chinois (?), un buffle, je la posais sur ma table de chevet et je m’agenouillais devant. Ça peut paraître weird, surtout pour une jeune de 10 ans, mais c’était mon moment à moi. Ensuite, j’ai délaissé l’Église (je m’endormais lors des sermons et je n’y comprenais rien) et je me suis intéressée à l’Égypte antique. J’avais une fascination envers leurs croyances, leurs rituels pour accéder à la vie après la mort et la résurrection de l’esprit. J’avais (et j’ai encore) la conviction de me rendre un jour en Égypte. Il semblerait qu’il existe un endroit dans un temple où on peut se positionner et ressentir une énergie n’appartenant pas à la vie terrestre. Je suis curieuse d’en apprendre davantage sur la manière dont les autres civilisations abordent la question de la spiritualité. Il y a d’ailleurs une série documentaire qui a été diffusée à Télé-Québec tout récemment (disponible sur leur site) L’histoire de Dieu, présentée par Morgan Freeman, qui amène à beaucoup réfléchir sur la vision qu’on a de tout ce qui touche à la religion, à Dieu et à la spiritualité. Il y a aussi deux lectures qui m’ont poussée à une réflexion spirituelle :

  • Mange, prie, aime, d’Elizabeth Gilbert ;
  • et L’histoire de Pi, de Yann Martel.

En résumé, la spiritualité peut arborer différentes couleurs. Il suffit de trouver la sienne – et tous les goûts sont dans la nature. Namasté!

Source

One thought on “Ma spiritualité

  1. Je suis le tigre qui veux te dévorer… Et je suis le tigre qui ne peux vire sans ta présence… Je suis tout et rien, je suis toi, je suis ton poussif, je suis ton passif… Je suis ton ami et ton pire ennemi. Bref je suis ta conscience.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de