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Je veux un chien

Lorsque, petite, je m’imaginais en tant qu’adulte, je ne me voyais pas sans animal de compagnie. Peut-être était-ce dû au fait que j’ai grandi avec chat et chien. Ou que, comme les enfants, les animaux m’émeuvent et m’émerveillent à rien… Mais chose certaine, ça me prenait ma maison, mon mari, mes enfants et mon chien. Et pas n’importe quel chien. Une gigantesque boule de poils.

Durant mes études, j’ai eu un chat. Je l’ai élevé comme un chien, à défaut de pouvoir en avoir un. Il était dépendant et affectueux. Il a toujours été là pour moi… et j’ai malheureusement dû m’en séparer. Et je m’en veux parfois encore de ne pas avoir pu être là pour lui jusqu’au bout.

Et en toute honnêteté, je m’ennuie profondément de cette présence qui me rassurait tant.

Ça fait que je me retrouve à quelques années de mes trente ans, mais loin de mon rêve d’enfant. J’ai la chance d’avoir un chum qui m’aime. C’est déjà beaucoup, je sais. Mais je n’ai toujours pas de maison à moi. Ni d’enfant. Ni de chien. Je sais qu’on n’a pas toujours le contrôle sur le cours des événements de nos vies. Mais plus ça va, et plus ça me démange. Je me dis qu’avoir un gros toutou pourrait être le point de départ vers ma future nouvelle vie.

Ça ne me tente pas que ce soit un coup de tête. Ni un choix irréfléchi. J’ai pas le goût de regretter mes soudaines envies. Je veux que ce soit un coup de cœur. Un vrai. Comme tous les autres projets que j’ai entrepris. J’ai envie de faire une différence dans sa vie. D’être là pour lui.

Oui, j’ai le goût de faire de longues marches. De dormir collés sur le divan le dimanche après-midi. De lui apprendre des tours. De le brosser. D’expérimenter la zoothérapie lorsque les crises de panique sont sur le bord de se pointer. Mais je veux aussi être certaine de mon choix. Avoir pris en considération toutes les options et prendre la meilleure décision. Pour lui. Pour l’homme. Pour moi.

Parce que quand t’as un chien, normalement, c’est pour la vie.

Ça me fait un peu peur. C’est un gros engagement.

Mais quand l’idée t’obsède sans arrêt, normalement, c’est parce que t’es prêt.

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