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Lettre à ma première année universitaire

Hey toi, première année d’université,

Par où commencer?

Bon, on s’entend que t’as été particulièrement rough avec moi. Tu m’as fait quitter ma ville natale composée de moins de 100 000 habitants pour rejoindre Montréal, plus grosse ville au Québec en matière de population. Ça en fait du monde, sérieux. Chaque jour, ça m’épate encore, on dirait. Tu m’as fait quitter mon nid familial. Moi qui suis si proche de ma famille, je peux te confirmer que je l’ai pas trouvé facile. J’ai dû commencer à habiter seule, même si ce n’était qu’à temps partiel. Mais ouf, ce temps partiel m’a donné un sacré coup. Ensuite, tu m’as fait commencer des études dans un programme plus spécialisé, un programme que j’aimais, pour finalement ne plus l’aimer. Fait que ouain, ça, c’était bof un peu.

T’as été rough, mais oh que t’as été fructueuse. Oui, Montréal c’est gros et y’a beaucoup de personnes, mais justement, vu qu’y’a tellement de personnes, y’a tellement de diversité. Et y’a rien que j’aime plus que la diversité. Tu m’as appris à gérer mon temps et mon stress et mon argent… Bon, je travaille encore sur ces aspects-là, mais t’sais, vaut mieux avancer lentement que pas pantoute, hein. Bref, tu m’as appris à être plus responsable. Tu m’as fait réaliser que je suis vraiment rendue une adulte. Cette notion, elle me terrifie jusqu’au fond du coeur parce que j’ai zéro l’impression d’être une adulte. Genre que j’ai amené ma veilleuse de chez moi à Montréal parce que j’ai encore peur du noir pis que je dors encore avec un toutou des fois. Mais bon, ça, c’est une autre histoire. Tu m’as apporté une sorte de liberté à laquelle je n’étais pas encore habituée. Peut-être qu’un jour je le serai. J’aime peut-être pas le programme que j’ai choisi initialement, mais quand j’y pense, si j’avais pas choisi ce programme au début, peut-être que je n’aurais pas découvert le nouveau programme où je vais l’année prochaine. Alors, tout n’est pas perdu. Grâce à toi, j’ai eu la chance de rencontrer plein de nouvelles personnes qui, elles, m’ont permis de rencontrer encore plus de nouvelles personnes. C’est comme un cercle vicieux, mais positif.

Tu m’as amené toutes sortes d’expériences, autant des joyeuses que des fâchantes que des tristes. Bientôt, tu laisseras ta place à celle qui te suivra, ma deuxième année universitaire. Je suis certaine que la prochaine sera aussi mouvementée que la première.

Alors, je lui dis : « Bring it on! »

Photo de couverture : Source

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