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Je suis vraiment amoureuse de toi, je le suis depuis ta rencontre… mais tu le sais, mon amour, quelque chose ne va plus. Quoi? Je ne le sais pas, pas plus que tu ne le sais.

J’ai mal : mal à l’amour, mal à l’orgueil, mal au bonheur.

Ma tête me crie de m’enfuir avant que je ne tombe et mon cœur me supplie de rester. Tu me hurles de m’en aller. Tu me demandes du temps. Du temps pour quoi? Tu ne sais pas. Je prends mes choses en pleurant et je quitte notre appartement.

Silence radio.

Je fais ce que tu me demandes. Ton temps, le voilà. Il est amer et plein de questions, mais il est là. Tu peux l’utiliser comme tu veux : pour penser, pour te reprendre en main, pour inventer des manières loufoques afin qu’on se retrouve ou pour tenter d’oublier, de noyer le problème autour d’une couple de shooters et de pichets d’alcool – on ne gère pas tous ça de la même manière.

Tu sais, je ne serai pas loin, jamais bien loin, toujours scotchée à mon téléphone en attendant que tu me fasses signe. Ce n’est jamais bien long, d’ailleurs. La plupart du temps, je n’ai pas encore passé le pas de la porte que tu me supplies de rester, de ne pas te quitter ; de ne pas nous quitter. Je ne peux pas rester. Tu veux que je parte, mais tu as peur que je ne revienne pas. Toi aussi, ta tête veut partir et ton cœur veut rester.

On fait quoi dans ce temps-là? Quand nos cœurs s’accordent pour rester, mais que nos têtes veulent partir? On reste? On se fait mal? On pleure à temps plein en attendant d’aller mieux?

Je n’en peux plus. J’ai mal. Je ne veux plus vivre comme ça à me demander quoi faire. La facilité qu’il y avait entre nous deux, elle est rendue où? L’avons-nous oubliée entre deux pages d’un travail à remettre? Entre deux non-dits? Entre deux reproches?

C’est trop. On règle ça comment? Je pars, mais je garde ton numéro et tu promets de me répondre? On se quitte sans vraiment se le dire? On s’éloigne en souhaitant que la douleur se calme? On fait semblant que tout va bien devant nos parents et dès que la porte se ferme on se déchire et on pleure dans les bras l’une de l’autre?

Qu’est-ce qui s’est passé, mon amour? Qu’est-ce qui nous a brisées à ce point? Qu’est-ce qui met toute cette distance entre nous?

Mon amour, pardonne-moi de ne pas pouvoir dormir ce soir. Je te cherche dans le lit, mais tu n’y es pas. Si notre lit n’est plus l’endroit où je peux te retrouver, où vais-je pouvoir le faire? Vas-tu m’aimer au même endroit où Peter Pan continue à aimer Wendy?

Où es-tu?  Pardonne-moi de ne pas pouvoir dormir ce soir. Pardonne-moi de ne pas pouvoir rêver ce soir. Je pense à toi, à nous, j’ai mal, j’ai peur, j’ai froid.

Aide-moi. Aide-nous.

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