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Sense8 : plus qu’une simple série

Bien que les dernières semaines aient été ponctuées d’éloges et de critiques concernant ce qui semble être – voire ce qui est – la série la plus populaire jamais faite par Netflix, 13 Reasons Why, je ne peux m’empêcher d’avoir envie de souligner une autre série originale produite par l’entreprise américaine se spécialisant dans le streaming.

C’est avec la phrase promotionnelle « I am we » que la série réalisée par Lana Wachowski, Lilly Wachowski et Joseph Michael Straczynski a pris d’assaut Netflix en juin 2015. Dans Sense8, on suit l’aventure (ou les mésaventures) de huit personnages différents qui habitent diverses villes du monde : Mexico, Chicago, Nairobi, Londres, Berlin, San Francisco, Séoul et Bombay.

Ces huit personnes sont, à la suite de l’intervention de leur « mère » Angelica, connectées mentalement. Elles partagent leurs émotions, leurs capacités physiques et intellectuelles, leurs sensations, etc. Elles peuvent, involontairement et sans crier gare, apparaître chez l’autre en cas de besoin, que le moment soit opportun ou non.

Bref, comme le dit l’un des personnages secondaires à un point dans la série : « You are no longer just you. You have seven other selves now. »

Comment j’ai trouvé la première saison, tu me demandes? Je l’ai écoutée en moins de 24 heures. Voilà comment je l’ai trouvée. Non mais, sincèrement, c’était passionnant et je n’arrivais pas à croire que j’allais devoir attendre deux ans pour une autre saison.

Ce qui m’a fait adorer la série, en premier lieu, c’est qu’elle aborde des sujets actuels comme aucune autre série télévisée ne l’a fait auparavant. C’est vraiment un souci des réalisateurs d’incorporer des réalités qui rejoignent de plus en plus de gens.

Avec le personnage de Nomi, on touche à la question de l’identité sexuelle et des diverses façons dont celle-ci peut être perçue. On est aussi plongé dans un monde d’incompréhension, notamment de la part de sa mère qui s’obstine, contre le gré de sa fille, à l’appeler Michael et à la considérer comme un garçon.

Avec le personnage de Capheus, on est en mesure de constater l’amour infini d’un fils qui serait prêt à faire n’importe quoi pour sa mère, tout simplement parce qu’il l’aime.

Avec le personnage de Sun, on la voit (littéralement) détruire une panoplie de stéréotypes sexuels ancrés dans les mentalités, notamment le fameux « les filles sont moins fortes que les gars ».

Avec le personnage de Lito, un acteur très populaire, on comprend lentement à quel point il est dur de concilier vie publique et vie personnelle et, lentement mais sûrement, on réalise à quel point les célébrités sont des gens comme nous, avec des problèmes et des angoisses.

Avec le personnage de Kala, on aborde les aspects de la religion et des mariages arrangés qui, bien souvent, causent du désagrément aux individus concernés puisqu’ils servent principalement les intérêts des parents.

Bref, tu vois le genre.

On abat des barrières qui sont encore bien présentes dans la société pour montrer des aspects auxquels on ne s’attarde que très rarement. Il est fascinant de pénétrer dans l’intimité des personnages pour être mis en contact direct avec leurs réalités particulières.

Qu’on songe à la bande sonore, aux plans de caméra, aux dialogues ou aux interactions entre les personnages, il n’y a aucun doute que tout est pensé à la seconde prêt pour s’emboîter comme les pièces d’un puzzle parfait. Il n’y a vraiment pas à dire, Wachowski et Straczynski ont vraiment eu un grand coup de génie avec cette série palpitante et passionnante.

La deuxième saison, sortie il y a environ deux semaines, est toute aussi excellente que la première. L’intrigue ne m’a pas du tout déçu et chaque épisode me gardait en haleine, excité d’écouter le prochain, puisqu’on y développait une histoire qui semblait plus grande que nature. Les personnages, s’habituant de plus en plus à leur nouveau contexte de vie, montrent une gamme plus large d’émotions qui permet au spectateur de ressentir à quel point leurs vies sont devenues compliquées et à quel point ils sont mis à l’épreuve par leur entourage.

Et, encore une fois, je n’arrive pas à croire que je vais devoir attendre deux ans avant la prochaine saison…

Bref, si l’article ne t’as pas convaincu, je te laisse avec une bande-annonce plus concrète qui présente, sans trop dévoiler les intrigues, la première saison.

J’espère que ça va te donner envie de bien investir ton temps dans les prochains jours!

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