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Préférer le bonheur

Il y a quelques temps, je m’enlignais pour avoir un gros diplôme universitaire, je savais qu’est-ce que j’allais devenir et qui j’allais devenir.

Je savais que j’allais avoir un chien, une maison (certainement en campagne), la voiture de mes rêves, un horaire plus ou moins stable pour élever ma famille et un immense jardin avec un poulailler.

Aujourd’hui, rien n’est plus sûr. Plus je vieillis, plus je vois ma patience diminuer et l’idée du chien me désenchanter. L’université, j’ai dû laisser tomber pour pouvoir subvenir aux besoins de ma fille, pour la maison, on verra bien, mais il y a plus de possibilités qu’elle se retrouve à Beauport et pour les poules, pas sûre que ça passe.

Mais avant, le mot bonheur rimait avec le mot matériel.

Et aujourd’hui, le mot bonheur rime avec le mot bonheur.

Voyez-vous la différence?

Mon avenir est dans la brume, sans me cacher que ça me créer beaucoup d’angoisses, la seule chose que je peux garantir c’est l’amour et la joie. Peut-être pas dans l’environnement que j’ai toujours imaginé, peut-être pas dans mon rêve idyllique de ma vie parfaite.

Je ne prends pas le chemin que je m’étais tracé, celui auquel je pense les yeux fermés. Mais au moins, j’en prends un.

Je prends celui qui me semble le plus ensoleillé, le plus simple dans sa simplicité, le plus limpide.

Celui qui me permettra de montrer à ma fille de ne jamais abandonner, de ne jamais se décevoir soi-même, mais de toujours croire en qui nous sommes. Je lui montrerai que ça ne prend pas une maison 4 étages et 2 décapotables dans un garage 4 portes pour être heureux. Je vais lui montrer que l’on peut être heureux juste avec l’amour qu’il y a autour de nous, les sourires qui brillent. Et que le matériel ne servira jamais à rien d’autre que de combler (parfois) un manque de chaleur.

Peut-être que je n’aurai jamais tout ce que je voudrai avoir, et peut-être que oui, j’ai encore une bonne partie de vie à voir passer. Mais, même si j’ai pas de chalet sur le bord d’un lac, même si je n’aurai jamais la maîtrise universitaire à laquelle je rêve tant, je serai heureuse. Et c’est ça que je montrerai à ma fille.

Être heureuse.

Quoi qu’il t’arrive, toujours travailler pour son bonheur.

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