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12 choses que tu devrais savoir sur la course (ou pas)

Mon buzz, c’est la course. Ça défoule, ça te brasse le mou pis c’est gratuit. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous dresser une belle p’tite liste (basée sur mes propres expériences) de choses concernant la course qui, je crois, sont importantes de connaître :

1.  Contrairement à la croyance populaire, c’est pas parce que tu portes des vêtements de sport tendance que tu vas courir plus vite. Ben non. Ni ça, ni tous les p’tits gadgets qui viennent avec. Des shorts pis une camisole, ça fait crissement l’affaire. Garde ton 120 $ pour t’acheter quelque chose de plus trippant que des leggings conçus pas la NASA.

2.  Pense aux bobettes… Je le dirai jamais assez. On parle souvent de l’importance d’avoir des vêtements qui respirent pis des bons souliers de course, mais en ce qui me concerne, y’a jamais personne qui m’a parlé de la nécessité de mettre les bonnes bobettes avant d’aller courir. Y’a rien de pire que d’oublier ça pis, une couple de cents mètres plus loin, être pognée devant le fait accompli. Y’est trop tard rendu là. Des bobettes dans la craque, TU VEUX PAS ÇA. Ça sera probablement une des heures les plus désagréables de ta vie. Rassure-toi : ça n’arrivera qu’une fois.

3.  Aller courir le soir vers l’heure de La Voix ou de District 31, c’est le best. T’as vraiment la paix. Tu te sens comme le dernier humain sur terre qui aurait survécu à l’apocalypse.

4.  Soirs d’été humides sur le bord de l’eau, attention : des autoroutes de grenouilles viennent croiser ton chemin.

Si tu as :
A) Peur de glisser et de faire des steppettes disgracieuses pour te rattraper
B) Pas envie de salir tes beaux runnings neufs
C) De la compassion pour les grenouilles

Ben, oublie juste ces soirs-là.

5.  Si jamais tu vas courir pour sortir ton trop-plein de frustration d’être célibataire (ce qui est très légitime), sois juste au courant que tu vas croiser plein de beaux p’tits couples qui marchent, main dans la main, avec leur golden retriever sur un fond de soleil couchant. Je te conseille les lunettes fumées : ça donne une lumière plus « drabe » et rend leur moment de tendresse moins féérique.

6.  Les sentiers qui longent la rivière Saint-Charles à Québec sont vraiment beaux. Sérieux, c’est magnifique. Tu vas aimer ça : c’est beaucoup plus pittoresque que le boulevard Charest. Il peut tout de même arriver que ça sente l’eau stagnante ou que tu t’extasies sur la grâce d’un canard se laissant aller au gré des flots jusqu’à ce que tu t’aperçoives qu’il est juste confortablement installé sur un morceau de foam isolant qui s’en va à la dérive.

7.  Sur ces mêmes sentiers, il y a beaucoup de fleurs, d’arbres touffus et de jolis bosquets. N’oublie pas que buissons rime souvent avec personnes cachées pour fumer une puff. Si tu décides de commencer la course pour changer tes mauvaises habitudes de vie, fais attention que ça ne vienne pas plutôt stimuler l’inverse.

8.  L’apport en protéines est un autre aspect auquel on ne pense pas toujours. Si tu vas courir après le souper parce que tu te sens coupable d’avoir mangé de la poutine avec un « extra saucisses », ben c’est pas terminé : y’a beaucoup de p’tites mouches qui ne sont pas filtrées quand tu respires par la bouche.

9.  Je ne pense pas qu’il y ait un « code » établi entre les coureurs comme il y en a un pour les gens en moto. Quand t’es en chopper, tu salues les autres motards en chopper. Pas ceux qui rident des motos sport. C’est une loi non écrite. C’est-tu pareil pour la course? Quand tu croises un autre coureur, c’est difficile d’éviter le eye contact. On est-tu censé se sourire? Se faire un signe de la main? Je me dis que, dans le doute, abstiens-toi pis fais comme si t’avais une crampe dans le mollet.

10.  Advenant que tu rencontres un couple dans la cinquantaine, sois assurée que si la madame te regarde de travers, c’est parce que son mari te regarde autre chose.

11.  Si jamais tu croises une personne du sexe opposé qui te dévisage avec insistance, oui, c’est peut-être parce que tu as l’air vraiment sexy et désinvolte. Mais c’est peut-être aussi parce que tu dégoulines de sueur, que t’as la face mauve, pis qu’elle se dit seulement : « Eurk ». Peut-être aussi que tu t’es écrasé un moustique dans le front, sans t’en rendre compte, et que t’as un gros splash de sang bien étendu.

12.  On ne répétera jamais assez l’importance de bien s’hydrater durant une course. Je te déconseille la bouteille d’eau avec un immense goulot : c’est de boire dont t’as besoin, pas d’un lavement complet des voies nasales.

La course, en gros, ça fait du bien à plein de niveaux : ça te met en forme, ça t’aide à dormir, ça calme souvent l’envie de frapper du monde quand t’as eu une journée de marde, pis parfois t’assistes même à des p’tits spectacles for free!

Enjoy!

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