Menu

Papa

Sincèrement. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus beau qu’un papa fier? Fier de ses enfants. Personnellement, je fonds littéralement quand j’aperçois ne serait-ce qu’une lueur de fierté dans les yeux d’un père quand il regarde sa progéniture.

Sans blague. Des fois, quand j’ai le temps, pas tout le temps, je me surprends à regarder en boucle des auditions de America’s got talent ou autre show populaire créateur de talents. Je re-visionne les auditions marquantes qui donnent des frissons et je pleure de tout mon âme quand le zoom est fait sur le papa en backstage qui tente de retenir ses larmes tellement il est plein d’amour.

Y’a quelque chose de pur et de sincère dans les émotions des pères. C’est beau de pouvoir apprécier leur sensibilité, en dichotomie avec leur stabilité apparente. Ça vient me chercher dans le plus profond de mon dedans. Ça tire sur mes cordes sensibles, c’est certain.

Quand j’écris ces lignes, évidemment, je peux pas m’empêcher de penser à mon Popa. Mon papa d’amour à moi. Juste à moi. Et un peu à mon frère.

Récemment, pour la première fois de ma vie, j’ai quitté pour de bon le nid familial. Je suis partie m’installer à Montréal, laissant la banlieue de Laval derrière moi. Ç’a été une dure décision.

Dans la balance de ma décision, il y avait un poids qui pesait fort. Très fort. Il prenait toute la place du contre. Je quittais mon père.

L’homme qui m’a aidée à faire de moi la femme que je suis. L’homme qui, à coup de « t’es capable, princesse » et de « lâche pas, ma puce », m’a aidée à traverser toutes les épreuves.

Je quittais mon premier amour.

Je l’ai vu pleurer, cette soirée-là. Le soir ou j’ai décidé de prendre mon envol. J’ai pu voir à quel point je comptais pour lui et à quel point il était fier de moi. Il m’a dit « Tu es mon petit rayon de soleil » en laissant couler quelques larmes.

Je voulais te dire, papa, que je n’oublie pas nos rires complices. Que Francfort est bel et bien en Allemagne. Que ce sont tes blagues qui me font encore le plus rire et que même quand tu as tort, tu as raison.

J’le trouve beau, ce lien qu’il y a entre toi et moi. Je sais que ça se retrouve pas partout. Loin de là. T’es sans aucun doute l’homme qui marque le plus mon existence et j’aimerais te dire que tout ça, ben c’est pas fini.

À Papounet,
de ta princesse

papa fête des pères

Par Stéphanie Turcotte

Source photo de couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de