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Être « pisse-minute » : un combat pas pour les doux!

Dans la vie, certains ont toujours envie de sexe… d’autres, comme moi, ont toujours envie d’pisser. De la pleine chute aux quelques gouttes, une fois le cerveau alerté d’un besoin medium-pressant d’évacuer, impossible de penser à autre chose ; l’univers fige et reprend son cours une fois vidé seulement.

Psychosomatique, un peu, peut-être. À ma défense, quand certains fous rires ont déjà mené à la déverse, ou que certaines siestes prolongées ont brutalement fini avec un sautillement les cuisses serrées jusqu’au bol, ben on prend pu de risque. Comme une chaîne de bâillements, si quelqu’un manifeste son besoin d’uriner, ben ça y’est, faut qu’j’y aille, moé ‘si… pis en premier à part ça!

envie pipi chien
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Bien que frustrant, y’a moyen de bien vivre en adoptant des routines d’hydratation qui diminueront les allers-retours aux toilettes un peu louches pour ses collègues. Par exemple, lors de sorties au bar, priorisez les shooters ; il ne suffit que d’une pinte pour enclencher la vessie hyperactive d’un pisse-minute. Ah, pis le café, aussi diurétique soit-il, est à consommer en grande modération… ou pas du tout si t’as l’pipi facile.

Accepter sa condition est le seul moyen d’atteindre une certaine sérénité urinaire. N’empêche que de voir mon mari boire toute sa gourde d’eau d’1L avant de se coucher et dormir comme un bébé pendant 8 heures, alors que moi je me lève 3 fois pour évacuer ma tisane du midi, c’est révoltant. Sans compter l’envie qui me pogne alors que je suis à deux respirations de me blottir dans les bras de Morphée, ni celle dès que j’ouvre l’œil le matin.

sheldon cooper

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Mouchoirs rabougris, feuille d’arbre, rouleau de carton vide, ou dans les cas extrêmes, les vieilles factures dans ma sacoche, les fois où j’ai dû faire preuve de créativité pour m’essuyer faute de papier-cul dans ma cabine se comptent par dizaines. Ça, ça ne compte pas les fois où j’ai du cogner chez la voisine en quête de quelques carrés sacrés. Ça fait des moments un peu awkward au lavabo après.

Entre les rides de char où ton amie ne te consulte pas au service à l’auto du Tim Hortons et te commande automatiquement un PETIT breuvage, et les crises d’angoisse en voyage quand le transport en commun n’a pas de commodités, y’a de quoi être sur le qui-vive de façon hebdomadaire, pour ne pas dire quotidienne, si un trône ou un boisé ne sont pas à proximité.

Malgré tout, force est de constater que mon temps passé sur la toilette a souvent été très bien rentabilisé. Certaines de mes idées les plus ingénieuses y sont nées, en contemplant mon existence dans un cubicule beige. C’est d’ailleurs là que je siège au moment où j’écris ce texte.

Dérangeant par bouts, oui. Reste que je connais peu de soulagement aussi satisfaisant qu’une bonne longue pisse dans un environnement propre et rassurant.

emma stone
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