Menu

Prendre des vacances pour… faire rien

Ça fait des mois que j’en rêve. Cette année, j’ai décidé de faire mes vacances autrement. J’ai pris deux semaines off pour faire ce que je ne me permets jamais, c’est à dire… y aller au feeling. Je dois d’ailleurs avouer que cette option est pas mal plus insécurisante pour moi que de planifier un wild trip à l’autre bout de la planète.

« Et s’il ne se passait rien d’excitant? Et si je gaspillais mes seuls précieux jours de congé de l’année? J’aurais pu faire un voyage, un pèlerinage, une retraite yoga, un camp de voile, de surf, d’équitation, de macramé… »

Si toi aussi tu es un(e) master-planificateur(trice), voici un humble aperçu de ce que ça fait de sortir ses to-do lists de son quotidien pour deux semaines.

Jours 1 à 5
Frapper un mur

Lorsque j’ai décidé de ma formule vacances pour 2017, je me voyais me lever tard. Prendre mon café longtemps. Aller faire des courses pour la journée en vélo au marché. Me prélasser tout l’après-midi à la piscine sous les rayons d’un soleil chaud. Commencer l’apéro tôt et ne jamais y mettre fin… Mais cette vision ne s’est jamais concrétisée. La météo refusait de collaborer. « Je fais quoi, moi? Ils sont où mes plans B, C, D… E, F, G habituels? »

Les premiers jours, j’ai pris une méchante débarque. Je suis toujours overbooked et j’entretiens une relation amour-haine avec ma réalité. Pour mes vacances, il a fallu que je me batte contre mon instinct pour laisser le calendrier ouvert. La nature ayant horreur du vide (surtout la mienne), il aurait été très facile pour moi de remplir ces 14 jours de congé en claquant des doigts. Mais j’ai résisté…

J’ai essayé de me reposer, mais j’avais l’impression de perdre mon temps. J’ai donc essayé d’être efficace. Gym, épicerie, yoga, etc. Mais j’avais l’impression de ne pas en profiter. Après 3 jours, je décrétais que je n’allais plus jamais faire ça de toute ma vie.

Jour 6 à 11
Trouver un équilibre

Puis, le soleil est revenu. Et là, j’étais contente de n’avoir presque rien au calendrier. Soudain m’est venue l’envie de faire un pique-nique. De me booker un massage. De lire un livre, longtemps. Et je pouvais le faire. J’avais le temps.

Quand j’ai vu que le soleil semblait être là pour rester, je me suis réservé un camping sur le bord du fleuve. Je ne savais pas ce que j’irais faire là, mais je savais que j’irais.

J’ai accepté que pour être heureuse, ça me prend un minimum de planification. Pas une planification horaire détaillée, juste un aperçu de ce qui s’en vient pour moi et mon précieux temps. Et sans nécessairement avoir de plan B.

J’ai besoin d’un équilibre entre planification et spontanéité. Me laisser porter par le moment présent à 100 %, ce n’est pas pour moi. Je ne suis pas Pocahontas (malheureusement).

Jour 11 à 16
En profiter

Ça, c’est connu. Les derniers jours sont toujours les meilleurs. Ceux dont on profite comme s’il n’y avait pas de lendemain parce qu’effectivement, il n’y a pas de lendemain. Mais là, ma définition de « profiter » était différente. Ça ne rimait pas nécessairement avec extravagance ou feux d’artifice. C’est juste un état d’esprit. Tout simplement.

C’est aussi le moment où on fait des constats, un genre de bilan.

Le mien me dit que j’ai bien fait d’adopter cette formule. D’abord, parce que j’en avais vraiment besoin. Il fallait que je me ramène à la ligne de départ avec des batteries pleines d’énergie. Et pas une énergie artificielle et éphémère que peuvent procurer deux semaines d’adrénaline. Quelque chose de solide, durable et groundé.

D’un autre côté, je ne croirais pas recommencer de si tôt. Le fait est que je n’ai pas beaucoup de vacances par année et tout un monde à découvrir. Le jour où j’aurai 5 semaines de vacances, je pourrai penser en prendre 2 pour « rien faire », mais d’ici là, been there, done that!

Photo de couverture : source

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de