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Je suis là

Baisse tes gardes, il n’y a que moi qui suis là, là pour toi – pour ton bien, pour que tu ailles bien.

Prends ma main, elle est là pour ça. Là pour t’accompagner sur ce mur étroit quand tu es en déséquilibre, là pour te recentrer quand tu perds le nord, quand tu ne sais plus trop pourquoi et où tu vas. Quand tu ne sais plus trop comment y aller, si tu vas en revenir.

Appuie-toi sur mon épaule, elle n’attend que ça. Elle attend seulement que tu t’ouvres à elle, que tu lui dégouttes des émotions sur elle, que tu sois triste, angoissé, heureux, secoué – vrai. Elle a tout son temps pour t’écouter, t’entendre, ne pas juger, comprendre, essayer de t’aider.

Quand le soleil se couche, que ton regard se perd dans l’horizon, que les couleurs de ce qui t’émerveillait avant semblent fades, sans intérêt, que tes pensées vagabondes toujours entre le passé et le futur, que tu n’arrives pas à être présent, je veux que tu saches que je suis là. Même si je ne suis pas physiquement là, je suis là. Tous mes vœux et mes pensées se dirigent vers toi ; je ne saurais expliquer combien ta présence est un cadeau, une bénédiction, même si tu es parfois convaincu du contraire.

À travers toute cette aventure, ce que je veux que tu retiennes, c’est que si les autres s’en vont, je ne ferai pas de même. Je ne suis pas lâche, je n’abandonne pas ceux que j’aime. Je ne m’effraie pas au moindre imprévu, mon coeur ne se refroidit pas à la moindre confrontation. Ça nous arrive tous d’avoir besoin quand le soleil se couche. D’avoir besoin quand les temps se font moins cléments, quand l’on se fait moins vivant.

Tu es vivant, tu es un soleil et comparé à lui, tu ne te couches jamais. Tu ne dors jamais, tu es toujours là à briller du plus fort que tu peux et je t’aperçois quotidiennement à travers les nuages.

Tu ne vas pas et je le sais. Je sais que tu ne veux pas que je te le demande, mais je me dis qu’un jour tu iras bien et ce jour-là, je ne veux pas me dire que je ne me suis pas questionnée sur ton bonheur. Pour le moment, je me réjouis d’entendre ta voix, bien qu’elle soit cassée. Je me réjouis de te voir, bien que nous savons tous les deux que tu as eu de meilleurs jours. Je me réjouis de sentir ton odeur, puisqu’elle, elle ne ment pas. Elle me rassure et me rappelle que tu es là pour rester, comme je suis là pour rester.

Quand le soleil se lèvera, tu verras. Le brouillard s’élèvera et l’océan se calmera. Tout semblera avoir changé. Pourtant, je n’aurai pas bougé. Je suis là, à tes côtés. Pour le meilleur et pour le pire, je serai ta partenaire dans une danse effrenée qui nous enlace dans ses malheurs, dans ses bonheurs.

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