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Le bonheur a quatre saisons

Êtes-vous de ceux qui se sont mis la tête dans la sable pendant les quelques journées fraîches du mois d’août et qui ont refusé de croire à la fin de l’été?

Ding dong. On est le 1er septembre. You got to face it, honey.

Beaucoup se plaignent de notre climat ardu. De nos six mois d’hiver et deux semaines d’été. De la grisaille de novembre. De la bouette du printemps. Des saisons qui ne finissent plus de finir ou de celles qui tardent à commencer… Ils peuvent parfois envier les Californiens, les Tropéziens ou les Fidjiens. Ils maudissent leur karma de les avoir dompés dans un endroit aussi peu adapté à leur personnalité « tropicale ».

À les entendre, je me considère chanceuse. Parce que moi, mon karma, il m’a fait un maudit beau match! Je fais partie des personnes qui se croient choyées de vivre là où la vie est ponctuée par quatre saisons distinctes.

#renouveau

J’ai une de ces personnalités qui a constamment besoin de nouveauté. Défis professionnels, projets de voyage, amis, vêtements, name it. Quatre fois par année, les changements de saison alimentent mon âme d’un vent de fraîcheur qui lui est bien nécessaire. Chaque fois que la météo change de shift, que la nature se paye un makeover et que l’air ambiant n’a plus le même parfum, j’ai l’impression d’être une nouvelle personne, de recommencer à zéro. Ces inévitables périodes de transition contribuent à mon équilibre mental. Elles arrivent toujours au moment où j’en ai le plus besoin, avant même que je sache que j’en avais besoin. Magie.

#émerveillement

J’ai vécu le cycle des saisons à 30 reprises. Chaque fois, les saisons arrivent à me surprendre et à charmer mon cœur d’enfant. Je ne crois pas que j’arrêterai un jour de m’émerveiller devant les rivières qui reprennent vie au printemps, les tomates qui mûrissent au soleil en été, les feuilles qui changent de couleur à l’automne ou la première neige qui tombe en hiver. Quand on prend le temps de s’arrêter pour l’observer, on constate que notre climat a tout un spectacle à nous offrir. Nous sommes chanceux que cette prestation se renouvelle complètement à quatre reprises dans une année.

#variété

Je me lasse vite des choses. Maudite société de consommation. N’allez jamais me prendre au sérieux quand je dis que quelque chose est mon « pref ». Pas fiable de même. Ce qui est fantastique, c’est que les saisons me permettent d’avoir plusieurs « prefs ». Je ne mange pas les mêmes choses en juillet et en janvier. Quand c’est la saison du melon d’eau, j’en consomme comme s’il n’y avait pas de lendemain et après, been there, done that. J’aimerais aussi faire la même chose avec la raclette en janvier, mais pour des raisons de santé cardiovasculaire, j’essaie de demeurer consciente qu’il y a un lendemain. J’aime aussi retrouver mon vin rouge en septembre et ma sangria en juin. Que dire du bonheur de ressortir mes gros lainages à l’automne ou mes robes fleuries à la fin du printemps? Bref, les fluctuations météorologiques et les habitudes de vie qui s’en suivent me permettent de profiter pleinement de chaque saison. Les amateurs de plein air seront d’accord avec moi, il n’y a rien de plus exaltant que de changer d’activité physique extérieure tous les 3-4 mois. Notre mode de vie est empreint d’une grande diversité et celle-ci est directement liée au climat québécois. Pis la diversité, on aime ça.

Et toi? Tu es plus du type « soleil à l’année » ou « quatre saisons »?

Par Laurianne L.

Photo de couverture : source

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