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Les infections transmises par le sexe et le sang, parlons-en! (partie 1)

Peut-être sais-tu déjà absolument tout à propos des ITSS et de la contraception? Si oui, je t’en félicite! Si certains doutes persistent dans ton esprit, et c’est tout à fait normal, cet article est là pour t’éclairer. Le sujet sera d’ailleurs traité en deux parties, vu la quantité d’informations qui s’y rattachent.

La gonorrhée

Les taux les plus élevés sont malheureusement retrouvés chez les jeunes entre 20 et 29 ans, majoritairement chez les jeunes hommes. Ils n’ont d’ailleurs jamais été aussi élevés depuis les années 1990. Fait intéressant, la population qui présente les plus grands nombres de cas est en fait les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HARSAH). Les infections se transmettent par voie sexuelle (orale, anale, génitale, partage de jouets sexuels) ou lors de l’accouchement. Elle est causée par une bactérie; d’ailleurs, les symptômes ne sont pas toujours présents : quelqu’un peut avoir et transmettre la gonorrhée sans le savoir. Les signes les plus fréquents, lorsque présents, sont les douleurs à la miction ou lors des rapports sexuels, un écoulement purulent (jaune-vert) et des maux de gorge s’il y a contact orogénital. Si non traitée, elle peut résulter à long terme une infertilité, des grossesses ectopiques ou une plus grande propension à contracter ou à transmettre le VIH. Le traitement privilégié change, mais consiste le plus souvent en la prise d’antibiotiques.

La chlamydia

C’est la plus fréquente de toutes les ITSS dans le monde : les taux n’ont d’ailleurs jamais été aussi élevés depuis les années 1990. Elle  est fréquente chez les jeunes de 15-24 ans, particulièrement chez les femmes. Elle est causée par une bactérie et sa transmission peut se faire par voie sexuelle (orale, anale, génitale, échange de jouets sexuels) ou lors de l’accouchement. Le contact avec les lésions suffit pour qu’il y ait transmission, même sans pénétration. Il n’y a pas toujours de symptômes, ainsi, tout comme pour la gonorrhée, une personne peut être porteuse sans le savoir. Les symptômes qu’il peut y avoir consistent en des douleurs à la miction ou lors des relations sexuelles et des écoulements clairs au niveau des organes génitaux. Si non traité, il peut en résulter une difficulté à être enceinte, des difficultés durant la grossesse et de l’infertilité. Le traitement privilégié consiste en des antibiotiques.

La lymphogranulomatose vénérienne (LGV)

Causée par une bactérie, cette ITSS en est une pour laquelle les cas ont explosé dans les dernières années. Moins connue, elle est surtout présente dans la communauté des HARSAH et dans la tranche d’âge des 25 à 45 ans. Elle se transmet par voie sexuelle, mais aussi par contact avec les lésions des muqueuses. Cette maladie se décline en trois stades distincts. Le premier consiste en l’apparition d’ulcères non douloureux qui passent souvent inaperçus sur les organes génitaux et les alentours. Le second stade peut ressembler à une grippe : fièvre, frissons, douleurs musculaires, ganglions enflés. Le dernier stade apparaît après quelques années ou la maladie devient chronique, ce qui résulte diverses conséquences (ulcères récurrents, cicatrices, éléphantiasis génital). Le traitement consiste en la prise d’antibiotiques pendant 21 jours.


Source

La gale

Très contagieuse, celle-ci est causée par un parasite qui entre dans la peau pour y pondre ses œufs et creuser des sillons (chemins). Elle se transmet par contact peau à peau ou par contact avec un objet contaminé (literie, vêtements, meubles). Elle peut aussi se transmettre lors d’un rapport sexuel. Les principaux symptômes sont des démangeaisons intenses et l’apparition de bosses ou de sillons au niveau des articulations, de la taille, des seins et des organes génitaux. Elle se traite seulement s’il y a des lésions apparentes. Le traitement consistera en un crème sur la peau et le lavage à l’eau chaude des objets infectés. Malheureusement il n’existe aucune protection contre celle-ci.

Les morpions

Les morpions sont des parasites vivant dans les poils pubiens qui se transmettent lors d’un contact peau à peau, lors d’un contact avec des objets contaminés ou au cours d’une relation sexuelle. Les symptômes consistent en l’apparition de petites taches bleues (morsures) et la présence d’insectes brun pâle et d’œufs blanchâtres sur les poils du corps. La présence de ces petits parasites crée aussi des démangeaisons intenses. Le traitement est l’application d’un crème sur la peau ainsi que le lavage à l’eau chaude des objets contaminés. Le condom ne protège pas non plus contre les morpions.

Petite précision : Les candidoses vaginales et les vaginoses bactériennes ne sont pas considérées comme des ITSS, mais peuvent être transmises à un(e) partenaire via les rapports sexuels. Elles se guérissent facilement avec des crèmes intravaginales ou des comprimés et sont sans danger. Elles sont souvent provoquées par un débalancement du pH vaginal, causé par des douches vaginales, la grossesse, les rapports sexuels fréquents ou l’utilisation d’antibiotiques.

Comment et pourquoi se protéger?

Après la lecture de tout ceci, je pense que tu comprends l’importance de se protéger avec un condom ou une digue dentaire (carré de latex pour le sexe oral), car même si plusieurs ITSS ne causent pas de symptômes, elles peuvent provoquer des complications à long terme. Certaines ITSS sont plus dommageables pour les femmes, car elles atteignent directement le système reproducteur : d’ailleurs, elles peuvent avoir des conséquences pour le nouveau-né.


Digue dentaire (source)

Avec tous les choix disponibles, il n’existe plus de bonnes raisons de ne pas utiliser de condom. Ainsi, il importe de se protéger tant que les partenaires n’ont pas passé de test de dépistage et que tu n’es pas sûr que tout soit sécuritaire. Si tu penses avoir contracté une ITSS ou que tu débutes des symptômes, il importe d’aller voir un professionnel de la santé pour un test de dépistage. Tu peux appeler ton médecin de famille, aller voir l’infirmière de ton école ou du CLSC ou encore communiquer avec une clinique spécialisée comme l’Actuel (http://cliniquelactuel.com/). Avise aussi ton ou tes partenaires des soixante derniers jours pour qu’ils soient traités à leur tour et évitent de te redonner l’infection.

Vidéo de promotion du dépistage chez les HARSAH : https://www.youtube.com/watch?v=L3N-m2FVtao

Sources :

http://itss.gouv.qc.ca/mts-its-itss.dhtml

http://www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/maladies-a-declaration-obligatoire/mado/

http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-000090/

http://www.sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/itss/

http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sante/itss/index.php?organismes-communautaires

http://www.sexandu.ca/fr/

https://pvsq.org/itss

http://onsexpliqueca.com/infections-transmises-sexuellement/

 

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