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On a rencontré Véro Boisvert artiste peintre

J’adore l’art sous toutes ses formes. J’adore aller au musée, admirer des tableaux, des sculptures. C’est passionnant! Oui, je sais, je suis un peu intense! Bref, quand j’ai su qu’une de nos rédactrices était artiste peintre, j’ai tout de suite voulu voir ce qu’elle peint. Quand j’ai découvert son talent, je suis tombée sur le cul, pardonnez mon langage. Non, mais sérieusement, ses toiles sont colorées et font du bien à l’âme en plus de donner un bon punch de couleurs à une pièce! Je me suis dit que je voulais vous la faire découvrir!

Aussi, Emilie et moi avons eu la chance de nous faire peindre une toile juste pour nous. Véro nous a créé une œuvre selon ce qu’on voulait : juste du blanc et de la texture. Je peux vous confirmer qu’elle a relevé le défi et qu’on capote sur notre toile! (Je vous la montre plus bas)

Bref, je veux vous la faire découvrir, elle et son art, parce que je capote sur ce qu’elle fait!

J’ai eu le bonheur de jaser avec Véro pour vous la présenter!

Comment as-tu débuté en peinture?

La peinture est arrivée dans ma vie un peu comme par magie. Alors que j’étais étudiante en communication à l’UQAM, j’ai déménagé durant le mois de décembre dans un appartement tout blanc sur le Plateau Mont-Royal. Et comme la proprio voulait plus ou moins qu’on mette des coups de pinceau sur les murs et que je n’avais pas le budget pour m’acheter de la belle déco, j’ai eu l’idée de faire des peintures pour apporter de la couleur dans ma vie en cette période teintée de blanc. Encore aujourd’hui, je remercie ma proprio et mon petit budget d’étudiante! (rire)

À ce moment-là de ma vie, j’étais sous pilote automatique entre l’école, le travail et plusieurs autres projets. La peinture s’est révélée comme une thérapie. Les moments où je peignais étaient les seuls durant lesquels je pouvais mettre sur pause mon cerveau hyperactif. Je me souviens très bien que je préférais peindre plutôt que dormir. Peu à peu, la peinture est devenue pour moi une dépendance. Je terminais une toile et je m’imaginais déjà mettre des couleurs sur une autre toile vierge. Je me souviens très bien qu’au départ, il était hors de question que je vende une peinture. Pour moi, il était inconcevable que je vende mes émotions à une autre personne, c’était beaucoup trop intime! Après avoir créé plus d’une vingtaine de peintures, je commençais à manquer de place pour les entreposer. J’ai alors commencé à vendre quelques-unes de mes créations à mon entourage qui souhaitait m’encourager dans cette passion (merci à vous!!!). Au début, je les vendais à un prix très modeste. Je me disais « au moins si je peux arriver dans mon argent, je vais être bien contente de pouvoir payer mon matériel afin de continuer à exercer cette passion ». Parce qu’on ne se le cachera pas, peindre est un loisir assez dispendieux. Et, après plusieurs peintures et d’innombrables heures à peaufiner ma technique, j’ai commencé à en vendre à des inconnus, et cette passion-là se poursuit maintenant tous les jours de ma vie… Merci, la vie!

Crédit photo: Marie-Christine Chartier

Comment t’inspires-tu?

Pour être honnête, je m’inspire de la simplicité qui nous entoure. Que ce soit l’émotion qu’évoque une chanson ou la manière dont une fleur s’envole dans un champ, je vois de la beauté dans tout et j’ai envie de transmettre cet émerveillement à travers mes peintures. Je peux rester longtemps à fixer des nuages et à essayer de comprendre les formes qui se dessinent dans chacun d’entre eux. Par la suite, j’essaye de reproduire certains effets pour avoir l’impression de flotter dans mes peintures. Je travaille aussi beaucoup avec l’émotion de la résilience. Pour peindre, j’écoute de la musique à la fois nostalgique et mélancolique. Je dois entendre de la musique qui vibre à basse fréquence pour transformer ses émotions en joie. Dans la vie, ce n’est pas toujours facile. On a tous des hauts et des bas, mais je crois qu’il faut transformer les émotions profondes en quelque chose de beau et d’inspirant. Mes peintures évoquent à mon sens la joie, l’espoir et la lumière. Mais je dois avouer que ma source d’inspiration primaire réside principalement dans la méditation.

Comment décrirais-tu ton style?

Une touche d’impressionnisme teintée par un coup de spatule à la Riopelle! Honnêtement, je n’aime pas mettre des mots à mon style (haha!). Tout simplement, je peins en me laissant guider par mon intuition. Je n’essaye pas de suivre un courant en particulier. Je n’ai pas étudié la théorie des couleurs ni l’histoire de l’art, je fais ce que j’ai envie de voir apparaître sur une toile vierge pour me sentir bien. J’ai juste envie que les gens se laissent guider par leur imagination pour plonger dans mes peintures. Je crois tout simplement que c’est de l’art qui fait du bien à l’âme. Certains vont voir se dessiner des images et d’autres, rien du tout. C’est justement ce qui est éclatant avec de l’art abstrait. Et comme je n’aime pas dire aux gens quoi voir ou quoi penser, c’est à vous de les détecter avec votre imagination! Mais je dois dire qu’il y a souvent les mêmes thématiques qui apparaissent dans mes toiles…!

Fais-tu des commandes spéciales?

Oui! Et c’est honnêtement ce qui me fait le plus triper. J’ai la chance d’avoir des clients qui ont confiance en moi. J’ai principalement des commandes spéciales pour des gens de la région de Québec et de Montréal. Je me déplace chez eux ou ils viennent me rencontrer à mon loft-atelier. Si le client demeure à l’extérieur de la région, il m’envoie des photos de la pièce en question avec les couleurs souhaitées. Lors de notre rencontre, on discute du style, de la dimension et de tout plein de petits détails qui font que la peinture est sur-mesure. Pour moi, c’est super important de bien cerner les goûts de la personne. J’aime particulièrement cet aspect-là de mon travail puisque c’est essentiel pour moi de rencontrer les personnes qui m’encouragent dans mon art.

Peux-tu nous parler de l’oeuvre que tu as créée spécialement pour nous?

Toi et Émilie m’avez fait sortir de ma zone de confort en me demandant de créer une pièce uniquement avec du blanc. Moi qui  suis amoureuse des couleurs et qui aime les exploiter à fond, je ne me suis prêtée au jeu avec aucune attente. Je dois dire qu’au départ, j’avais le syndrome de la toile blanche, phénomène qui ne m’arrive jamais. Le fait d’appliquer des couches de blancs par-dessus d’autres couches de blancs m’a amenée à jouer avec différentes tonalités du blanc. Avec seulement le blanc comme couleur à la fois dominante et secondaire, je me suis amusée à jouer avec la texture, le mouvement et la profondeur. « Simplement blanc » est une toile assurément minimaliste et épurée pour alléger un décor pour deux filles funky!

Pour plus d’informations sur Véro, c’est ici :

Page Facebook 

Instagram : v_boisvert

Site web : www.veroboisvert.com

Pour une visite à son atelier ou une commande personnalisée, écrivez-lui un courriel à l’adresse suivante : contact@veroboisvert.com

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