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La théorie des « grosses études »

On l’a tous rencontré quelque part, la théorie des « grosses études ». Celle où tu te fais introduire par tes parents non par ton prénom, mais par le programme dans lequel tu étudies. Comme si c’était le seul caractère pour te définir dans l’ensemble. Puis vient la réaction des gens, qui sont soient impressionnés sans même comprendre le titre de ton programme, soit impressionnés en toute connaissance de cause.

« Ahhhhh! Ce sont de grosses études! »

Ok, mais c’est quoi exactement des grosses études?

Ce que je trouve particulièrement malheureux, c’est qu’on valorise beaucoup l’instruction sans le faire de la bonne façon. Certains domaines d’études, sans les pointer, sont littéralement plus estimés, et ce, au détriment des autres. Comme si certaines branches demandaient plus de travail que d’autres, et ce, seulement parce que la collectivité a décidé que c’était ainsi. Comme si une carrière possédait plus de valeur, non en fonction de l’accomplissement qu’elle procure, mais plutôt en fonction du salaire qu’elle rapporte et de l’inaccessibilité qu’elle représente.

Puis s’investir dans nos études, ça ressemble à quoi? Pourquoi certains programmes demanderaient plus d’investissement alors que d’autres, non? Tout au long de mon parcours académique, j’ai rencontré plusieurs types de camarades. J’ai connu des gens qui se donnaient corps et âme dans leurs études en atteignant de peine et de misère la note de passage, tout comme j’ai rencontré des étudiants qui n’avaient qu’à relire quelques fois diagonalement des notes de cours pour collectionner des résultats impeccables. Alors comment on délimite la notion du travail selon la théorie des « grosses études »?  Puis, comment on instaure les échelles de capacité à un ensemble d’étudiants qui sont singulièrement unique? C’est impossible.

La valeur de nos études ne devrait pas se calculer en diplômes reçus, mais plutôt par ce que le parcours nous force à acquérir. Qu’on ait des tonnes de diplômes ou aucun, qu’on prenne le triple de temps à terminer notre programme d’études alors que notre voisin l’a fait en un claquement de doigts ou qu’on débute plein de programmes différents sans jamais en terminer aucun, ça importe peu. Sur quoi on devrait s’attarder plutôt, c’est sur l’évolution qu’on a fait, à partir du tout début vers jusqu’ici.

À chacun son parcours. C’est impossible de s’accomplir de la même façon et au même moment que tous. Après tout, ce qui devrait réellement compter, c’est à quel point on implique son cœur à travers pour se réaliser.

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