Menu

L’angoisse de s’arrêter

Bon, ça y est, faut qu’on s’en parle.

Je suis reconnu comme quelqu’un de maladivement organisé et, contrairement à ce que plusieurs pensent, ce n’est rien qui m’incommode.

Je m’implique dans une tonne de choses différentes, tant au plan scolaire qu’au travail qu’en ce qui a trait à ma vie sociale et d’une façon, même si ça peut sembler fou, c’est un train de vie qui me convient plus que parfaitement.

Overachieving much?

À titre d’exemple, mon agenda universitaire ressemble à un vomi arc-en-ciel parfaitement pêle-mêle où chaque couleur représente quelque chose de différent : cours, travail, entraînement, rencontres d’associations ou de comités quelconques, soirées entre amis, moments pour faire des devoirs ou pour débuter mes révisions d’examen (oui oui, même ça c’est prévu dans mon horaire!), rendez-vous chez le barbier ou chez l’optométriste, etc.

À part quand je dors ou que j’écoute Netflix, il n’y a pas beaucoup de moments dans ma vie qui ne sont pas prévus/planifiés à mon agenda. Et, même à ça, j’essaie de garder un rythme relativement calculé pour ces deux activités.

Ça te paraît un peu fou, non?

En fait, je le vois ainsi : si je ne m’arrête jamais de courir à gauche et à droite, je n’ai pas vraiment le temps d’angoisser à propos de tout et de rien. Toutefois, quand je m’arrête pour reprendre mon souffle et que je réfléchis un peu, c’est la panique.

En me gardant constamment occupé, ma tête n’a pas le temps de penser aux toutes petites choses insignifiantes qui me font angoisser et on dirait que je me sens automatiquement mieux.

Par contre, c’est pas super sain d’ignorer ses problèmes et ses inquiétudes, crois-moi.

L’autre jour, justement, je me suis assis sur mon sofa et, en regardant le vide, j’ai été pris d’un sentiment de panique vraiment désagréable. En fait, j’ai fait une de mes légendaires crises d’angoisse.

Et ce, pour littéralement rien. –

En fait, je dis ça et ce n’est pas tout à fait vrai. Ici, « rien » veut plutôt dire « tout ». Mais je veux aussi un peu dire « rien », parce que j’angoisse à propos de choses parfaitement normales liées à la vie d’étudiant.

Toutefois, je pense que mon surplus d’organisation m’amène à paniquer beaucoup trop d’avance.

Oh, j’ai un travail à remettre dans 3 mois? Oh, j’ai des examens le mois prochain? Oh, j’ai dit à mes amis qu’on souperait ensemble la semaine prochaine?

Non mais sincèrement, pourquoi pas paniquer à propos de ça? C’est tellement sensé et logique.

Dans le sens inverse, moins je suis organisé, plus je panique.

J’ai tellement besoin de lignes directrices pour gérer ma vie que ça m’angoisse, mais pas en avoir ne me rendrait pas plus service.

Ça va tu, la vie?

Source photo de couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de