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Fais-le pour toi

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’une histoire un peu plus personnelle. Ce n’est pas trop mon genre de me confier comme ça, mais en te racontant mon histoire, je suis convaincue que tu te reconnaitras peut-être.

Il y a quelques semaines, je suis allée en randonnée aux États-Unis avec une amie. C’était une expérience magnifique, la plus longue randonnée que j’ai faite jusqu’à présent. Un beau 6h à faire le vide et penser à rien (sauf à mes jambes qui souffriront demain). Après ces 6h d’ascension et de descente, j’étais réellement fière de moi et du travail que j’avais accompli.

J’ai travaillé fort fort mon mental, car une fois rendue au sommet, il faisait très frette et on ne voyait absolument RIEN, et quand je ne dis rien, c’est vraiment rien : je ne voyais pratiquement pas ma coéquipière! J’essayais de chasser les pensées négatives de ma tête et me concentrer sur le positif, qui n’était pas très présent dans cette situation. Fin de la parenthèse sur le mental.

Bref, j’étais un peu plus fière de moi d’avoir réussi à compléter le tout et d’être encore capable de marcher. J’avais grandement envie de partager ce beau moment avec le plus de gens possible. J’ai donc pris mon iPhone et j’ai partagé une photo sur Internet et un beau petit texte touchant qui témoignait de ma fierté.

Jusqu’ici, tout va encore bien, jusqu’à ce que je décide d’envoyer d’autres photos à une personne qu’on nommera ici « Georges », pour garder son identité secrète. Moi, petite fille toute heureuse de mon exploit, m’attendais à ce que Georges partage la même vision que moi. Ce fut tout le contraire. J’ai plutôt reçu une brique dans le front pour bien me ramener à la réalité. En résumé, Georges banalisait beaucoup ma fierté et à le lire, ce que je venais de réaliser, c’était bien ordinaire.

Je te laisse deviner que ma joie s’est rapidement transformée en émotion plus négative. Il était tellement convaincant que je commençais à le croire et ne plus apprécier mon défi, que je trouvais pourtant fantastique. J’avais tellement une humeur de cul que ma coéquipière m’a demandé, durant la soirée, ce qui se passait. Je lui ai expliqué la situation et elle m’a répondu de la plus brillante façon, soit ceci : « Audrey, rappelle-toi toujours que tu fais des activités sportives pour toi, tu le fais pas pour les autres. On s’en fout si le monde est content, jaloux ou négatif face à ton activité. »

L’important c’est que toi, tu sois fière de ce que tu accomplis, car ça ne regarde que toi. Autant tes défaites que tes victoires t’appartiennent et tu as le droit de les partager, mais tu ne dois pas te laisser affecter par les commentaires des autres. Et cette fabuleuse amie d’ajouter : « Les réseaux sociaux, on les aime quand ça fait notre affaire, mais on doit toujours s’aimer comme on est, parce qu’après tout, le vrai luxe, c’est d’être soi même! »

Source photo de couverture

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