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Vivre à temps plein

Novembre en a inspiré des pièces tristes et noires.

Novembre fait pleurer, détruit, déprime.

Dehors novembre… Mais novembre gagnera pas avec moi.

Y’arrive un bout dans la vie où on débarque de façon imprévue dans un plan imprévu pis on fait la connaissance d’une réaction tout aussi imprévue. Et ça nous fait réaliser ben des choses.

Petite. Petite face à l’immensité du monde.

Jeune. Jeune face à tout ce qu’il y a à vivre.

Pis là, le coeur part sur la dérape. Le sourire obtient le rôle principal. Les rideaux s’ouvrent, la pièce commence.

Vivre. En ce moment, à soir, demain, après-demain, tout l’temps.

À temps plein. Vivre pour toutes les années d’essoufflement à venir. Rencontrer le plus d’yeux possible. Se créer une banque de souvenirs qui vont réchauffer nos vieilles années. Enlacer l’audace, cruiser l’incertain pis passer la nuit avec l’impulsivité.

Je veux frissonner jusqu’au bout de mes doigts, je veux avoir la boule au ventre à l’idée de me jeter dans le vide, je veux avoir les larmes aux yeux parce que ce que je vois est trop beau. En crise, 100 % du temps.

Je veux l’intensité, je veux le vrai.

Le feu en dedans de moi brûle assez pour éloigner toute la froideur de novembre, pis l’étincelle dans mes yeux est capable de rallumer toute la noirceur qui essaie de s’inviter.

Infinis.

Pas de limites. Indomptables.

On me dit que je suis trop.

Trop intense, trop réfléchie, trop pensive, trop expressive.

Que je parle trop fort, que je ris trop fort, que je pleure trop, que je me fâche trop.

Je serai jamais moins.

Toujours plus.

Le coeur sauvage, la tête dans l’rêve, les yeux plus grands que la pensée.

Cernée, fatiguée, incomprise, maganée.

Heureuse, légère, futile et excitée.

Mais surtout, f*cking en vie.

Photo de couverture : Source

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