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J’ai la chienne du « monde des adultes »

J’ai toujours trouvé que c’était la vingtaine la période la plus excitante d’une vie. C’est là que tu vis les premiers amours, le premier appartement, la rentrée au cégep ou à l’université, les premiers vrais « partys », la première auto, et tout le reste. C’est là que tu te découvres, et que tu te redécouvres. Sans arrêt. Non-stop.

Maintenant que je suis en plein dedans, je me rends compte que c’est un entre-deux quand même stressant et instable…

C’est surtout la période postuniversitaire qui m’inquiète, moi. J’ai 23 ans, je suis toute petite, j’ai l’air d’avoir 16 ans (allô les complexes, haha), je suis toujours en train de me demander : « Coudonc, y’a tu vraiment un employeur qui va m’engager, on dirait que je sors du secondaire?! ». J’trouve que c’est un passage assez nébuleux. Le choix du premier travail dans le monde des « adultes », c’est important. Pis souvent, c’est loin d’être évident. C’est normal que ce soit stressant. Tu veux pas avoir une job de vie qui soit trop « poche » non plus. T’as envie de voir que tu as eu raison de mettre des efforts dans toutes ces études. C’est comme pas le genre de choix que tu veux rater… Personne ne veut se planter, hein!

Ça fait que des fois, tu vas préférer ne pas prendre de risques et rester dans ta zone de confort. Car c’est ça le plus rassurant et le plus rationnel dans ta tête. Pis je comprends, je le vis. Je vais souvent voir sur Emploi Québec, ou sur le SPLA, et je regarde les postes qui sont à combler. Damn, j’ai toujours peur de cliquer sur le bouton « Postuler ». Dès que ça demande au moins trois ou quatre ans d’expérience dans le domaine, j’abandonne. Dès qu’il faut être bilingue, je pense que je suis pas à la hauteur. T’sais, je me débrouille quand même pas pire en anglais, mais je me dis que je pourrais jamais passer l’entrevue. C’est mon genre de mind, tu vois? Je pense que je suis pas encore assez « adulte » pour avoir le droit de postuler.

Mais toi pis moi, on peut pas rester dans cette phase-là toute notre vie. Après tout, ça peut pas être pire que le passage du primaire au secondaire, ou du secondaire au cégep. Ça peut pas être pire que de louer son premier appartement et de se retrouver sans parents pour faire les lunchs. T’sais, ce sont legit des grosses étapes de la vie. Y’a toujours un risque de se tromper. C’est sûr. Mais un jour, faut se lancer! C’est tellement beau la vingtaine, c’est exactement là qu’il faut se tromper, s’il y a lieu.

J’veux juste te dire à toi pis à moi, que c’est pas si pire tout ça. Le monde des « adultes » qui fait si peur, qui est inatteignable, en fait il est pas si gros que ça, et il est atteignable. Les montagnes sont surmontables, faut juste les bonnes chaussures… Bon, c’tait peut-être pas la meilleure comparaison, haha!

Faut se faire confiance dans la vie, c’est la base de tout. Laisse-toi pas abattre par des critères qui sont dans ta tête. Dans cinq ans tu vas y repenser, pis peut-être que t’auras vécu d’autres obstacles qui te feront réaliser qu’après tout, le problème est seulement gros quand tu décides de le voir ainsi.

Break your own mind!

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