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Le mariage de cultures; voyager tous les jours

Ma maman m’a toujours dit que les mélanges de culture font les meilleurs couples. Je n’ai jamais compris pourquoi, jusqu’à aujourd’hui.

Mon amoureux est laotien. Mais, 99 % du temps, il se fait appeler « le chinois », et les gens pensent qu’il mange des chats et des chiens. Moi qui pensais naïvement qu’on était plus vraiment racistes au Québec, en 2017.

J’ai toujours sorti avec des Québécois, ça a juste adonné ainsi. Puis, quand j’ai rencontré mon chum, ça s’est fait naturellement. Je ne me suis pas dit « Oh mon dieu, il vient du Laos, est-ce que je peux vraiment sortir avec lui? », au contraire, son monde me fascinait, et me fascine encore aujourd’hui.

J’ai toujours adoré voyager. Je suis curieuse, en soif de savoir. J’adore pouvoir connaître de nouvelles cultures, des nouvelles religions, des nouvelles traditions. Savoir comment les gens vivent, de l’autre côté de l’océan. Je trouve ça tellement inspirant, voir comment on peut tous être si différents, mais en même temps si similaires. C’est là que je réalise que l’amour, c’est universel.

Avec lui, je voyage tous les jours, gratuitement. Avec lui, je m’amuse, j’aime, j’apprends, je me cultive, je me motive, je me dépasse, je m’ouvre, je me découvre.

Je suis blanche, il est basané. Je suis athée, il est bouddhiste. Je suis végétarienne, il mange de la viande dans tous ses repas. Mes parents parlent français, ses parents parlent laotien. Je ne crois pas aux esprits, il va nourrir les esprits errants. Mais je l’aime, et il m’aime. On échange sur des sujets tellement intéressants. Chaque jour, il peut m’apprendre tellement de choses, et vice-versa. Des discussions sur la religion à 1 h du matin autour du verre, à apprendre des mots laotiens dans l’auto en allant à l’école. On se cultive mutuellement.

J’ai hâte d’aller avec lui visiter son pays, sa culture de près. Pouvoir vivre ça à ses côtés, m’en imprégner aussi un peu. C’est le fun de voir comment je m’intéresse lui, à sa famille, autant que eux s’intéressent à notre peuple. L’autre soir, son père m’a fait goûter à sa propre poutine maison, et il était tellement fier! Alors, pour le préjugé des immigrants qui ne s’adaptent pas à nous, on repassera!

C’est beau, je trouve. Partager son être, sa culture, son appartenance, à celui qu’on aime. C’est beau la différence. C’est beau comment on se complète.

Par Sarah Prud’homme

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