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En 2018, on devrait peut-être…

Je ne crois pas aux résolutions. Je pense qu’on devrait constamment se trouver de nouveaux buts ; qu’il devrait chaque jour y avoir un objectif qui nous anime, qui nous pousse à continuer. Je pense que la vie sans passion se résume à bien peu et qu’on arrive rarement à quelque chose lorsqu’on est seul. Ça prend des gens, une présence, un encouragement.

Plus on est de fous, plus on a de chance que les choses changent… ou quelque chose dans ce genre, non?

Donc, je ne prends pas de résolution en début d’année, j’en prends plutôt au quotidien. Reste que j’aime bien l’idée de s’établir des buts communs : non pas une résolution personnelle, mais plutôt des objectifs de société, quelque chose vers quoi on pourrait viser, sur quoi on pourrait travailler, quelque chose qui ferait qu’ensemble, le 31 décembre prochain, on serait content de ce qu’on est devenu.

Voici ce que je nous souhaite cette année.

Communiquer

Oui, on est à l’ère de la communication. On est toujours sur nos cellulaires, toujours en ligne, toujours là… mais on n’est pas disponible pour autant. Cette année, je pense qu’on devrait se débrancher un peu, se déplugguer afin de mieux connecter. Prendre le temps. Le temps de se parler, mais surtout de s’écouter. On est dans une société d’exposition : on se montre au grand jour sur les médias sociaux, on est centré sur nous-mêmes, mais qu’en est-il des autres? On oublie que parler, ce n’est pas simplement préparer ce qu’on dira quand l’autre aura terminé sa phrase. Communiquer, c’est aussi, tout simplement, écouter. Une conversation est faite de l’écoute mutuelle de deux personnes. Sinon, ça devient des monologues. Cette année, je pense qu’on devrait essayer de dialoguer.

Faire preuve de bonté

Tenir une porte ouverte, sourire à un étranger, payer le café à la prochaine personne dans la file. On vit nos vies centré sur nos propres problèmes, nos propres malheurs, nos réussites personnelles. On marche le visage penché sur nos écrans et on oublie qu’à quelques pouces de nous, il y a des gens qui vivent des choses, qui ont besoin d’une épaule, qui ont besoin d’appui… et qui sont là pour nous, aussi. C’est tellement valorisant de démontrer un peu de bonté ; c’est tellement doux d’en recevoir en retour. Dans notre société de fausse perfection, il manque de vraie beauté. La beauté sans filtre, le sourire d’un étranger dans la rue et la main compréhensive d’un ami sur notre épaule quand ça va mal.

S’aimer

Les standards sont rendus incroyablement inaccessibles. Toujours être plus mince, plus beau, plus jeune, plus accompli. Travailler plus, mais voyager plus, être plus riche, mais faire plus de choses. Montrer à quel point on est bon et beau, à quel point on réussit.

Picture or it didn’t happen, right?

Wrong.

La vérité, c’est qu’avant d’être en mesure d’être bon avec l’un et l’autre, il faut d’abord être bon avec soi-même. Voir ses forces, reconnaître ses qualités, arrêter d’être aussi exigeant. Travailler fort, aimer fort, être fort, oui, mais être réaliste, aussi. Si on arrêtait au quotidien de déformer la réalité avec des attentes inaccessibles, on serait surement un peu plus heureux. C’est un bel objectif, celui d’être heureux, non?

On ne se connaît pas, vous et moi, mais vous partagez un peu de mon quotidien depuis un an, alors que je livre des bribes de ma vie, de mes pensées et de mon cœur avec quelques mots ici et là. Cette année, je vous souhaite des cafés avec un cœur en mousse parfait dedans, des sourires francs et des bains juste assez chauds. Je vous souhaite des bras desquels vous n’avez jamais envie de partir, des baisers qui s’éternisent et des rires qui font couler des larmes.

Je vous souhaite des rêves à profusion, de l’amour à volonté et la paix d’esprit de savoir que vous êtes assez.

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