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ARK, un pénis!

À toi, mon premier amour qui m’as utilisée comme dépôt à sperme suite à notre rupture; à toi, mon copain de Belgique qui m’as trompée pendant mon séjour en Irlande; à toi, cher ex, qui me reprochais de ne pas te donner assez de sexe alors que tu me disais sans arrêt que j’étais grosse; à toi, le gars Tinder qui t’es permis de me slapper en plein face pendant qu’on baisait; à toi, le gars de l’Ouest qui as trompé ta blonde avec moi dans mon ignorance; sache que – je n’aurais jamais pensé écrire ces mots lors de ma découverte de la sexualité à l’adolescence – directement, tu as contribué à mon dédain pour le sexe.

Oui, le sexe procure généralement beaucoup de plaisir et on y prend goût rapidement; quand on en a, on en veut toujours plus! En couple, c’est fantastique, on a quelqu’un de qualité pour satisfaire nos besoins. Quand t’es célibataire, par contre, c’est une chasse à l’homme, ou plutôt une chasse au pénis, comme dirait mon amie : un pénis par ci, un pénis par-là, allez hop, on s’amuse! J’ai passé par là, j’y ai pris mon pied pendant un moment. Ce n’est plus le cas!

Maintenant, j’ai envie de romance et de tendresse, j’ai envie de séduction et de caresses. Je suis tannée de fourrer et de baiser. J’ai perdu tout intérêt pour le coté primal de la chose; je ne veux que le côté affectif. Je veux avoir le temps de désirer, je veux avoir le temps de fantasmer, je veux une complicité qui ne se crée qu’avec le temps.

Difficile à atteindre, cette complicité, dans une société qui va à 1000 à l’heure. Pourquoi, lorsqu’on rencontre quelqu’un, on ne prend plus le temps de se courtiser? Pourquoi faut-il que, dès la première rencontre, on se french dans le stationnement du restaurant? Pourquoi est-ce que, dès notre deuxième date, tu te donnes la permission d’envahir ma bulle? Ne pouvons-nous pas prendre le temps de nous connaître? Ne pouvons-nous pas y aller une étape à la fois? Effleurage, main dans la main, oh! ta main sur ma cuisse, un petit baiser romantique, et puis un autre, s’enlacer, un baiser plus langoureux, un dodo collés, des préliminaires. Là, je ne serais pas dégoûtée par ton pénis. J’aurais appris à l’apprivoiser. Quétaine et enfantin, diras-tu? Peut-être, mais c’est comme ça. À toi, le prochain qui voudras tenter ta chance; sache que si tu es patient, je saurai t’ouvrir mon cœur.

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