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La santé mentale; sortir de l’ombre

La santé mentale est (encore) un sujet tabou. Ce qui est malheureux, c’est que nous sommes dans une société où les gens jugent et généralisent de façon hâtive sans être informés; bien informés. Dans le cadre de mon travail, mais aussi dans mon entourage, de près ou de loin, j’interviens auprès de plusieurs personnes qui souffrent de troubles de santé mentale. « Souffrir », quel mot péjoratif pour référer à un nombre X de diagnostics qui n’ont parfois rien à voir les uns avec les autres. En réalité, j’utilise le terme souffrir, car je suis persuadée que ces personnes souffrent vraiment. Par contre, je crois plus juste de dire qu’elles souffrent de l’isolement qui lui, est la cause de la stigmatisation dont ces personnes sont victimes au quotidien.

Je croyais pertinent de faire un article, qui, sachez-le, n’a rien de scientifique, pour revendiquer le bien-être de tous ces gens que j’apprécie et de ceux que je ne connais pas aussi. J’essaie de me convaincre que la société progresse vers un monde meilleur, mais nous avons encore beaucoup à apprendre et beaucoup à donner.

Ceci dit, avant de dire des énormités telles que :

« Les personnes qui sont atteintes de problèmes de santé mentale sont faibles de nature. »

« Elles sont toutes violentes. »

« Elles devraient toutes être internées en psychiatrie. »

« Elles sont un fardeau pour la société. »

« Elles ne peuvent pas occuper un emploi stable et à long terme. »

RENSEIGNEZ-VOUS pour l’amour du ciel!

Je ne suis pas médecin et encore moins psychiatre. Je ne demande pas d’être capable de réciter le DSM par cœur et de connaître chacun des symptômes de tous les diagnostics de santé mentale existants. Cependant, c’est un minimum de savoir que selon le diagnostic, chaque personne vit des épreuves différentes et doit apprendre à retrouver un équilibre de vie en fonctions de ses besoins personnels, et surtout, à son rythme.

Je trouve aberrant de savoir qu’une quantité insuffisante de malades vont chercher l’aide dont ils auraient besoin, par peur d’être jugés ou pointés du doigt. Un diabétique fait quotidiennement ses glycémies, il se donne ses injections d’insuline, il a des suivis réguliers avec son médecin, et tout ça, car il en a besoin pour que son état de santé soit stable ou autrement dit, pour son bien-être. Quelle est la différence avec une personne aux prises avec des problèmes de santé mentale qui va chercher de l’aide et de la stabilité auprès d’un psychiatre ou d’un psychologue? Aux yeux de tous, bien que ce ne soit pas le cas actuellement, je vous le confirme, il ne devrait pas y en avoir.

Finalement, que vous soyez touchés par une ou plusieurs problématiques de santé mentale ou que simplement, vous ayez envie, comme moi, de faire une différence, sensibilisons-nous et ouvrons grands les bras à la maladie mentale plutôt que de la laisser dans l’ombre.

100 % des gens ont une santé mentale, que faites-vous pour prendre soin de la vôtre?

Je vous invite à lire sur le sujet, à questionner, à rencontrer et à partager.

Voici donc quelques ressources intéressantes à consulter parmi tant d’autres :

Portail santé mieux-être

Mouvement Santé mentale Québec

Institut universitaire en Santé mentale de Montréal

J’ai espoir.

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