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Désolé

Je veux prendre cette plateforme pour présenter mes excuses à l’humanité tout entière. C’est lourd, c’est fort, mais c’est aussi nécessaire.

Hey, Le Monde – pas la revue, mais les gens –, je m’excuse d’être moi. Voilà, c’est dit.

Je suis vraiment rendu à un point bas dans ma vie, à cause de tout. Pis quand je dis « tout », je veux vraiment dire « tout-E », t’sais? Attention, ce texte n’est pas un appel à l’aide ou quoi que ce soit, juste un étrange constat et l’urgent besoin de devoir appeler un chat un chat.

La plupart des gens me disent toujours que je devrais arrêter de m’excuser pour tout et pour rien, ou du moins arrêter de le faire aux quatre phrases. Mais, pour une raison que la mienne ne saurait expliquer, on dirait que c’est systématiquement ancré dans qui je suis.

Peut-on blâmer ça sur le fait d’être Canadien? Peut-être, mais c’est plus stéréotypé qu’autre chose.

J’ai juste la ferme impression que quelque chose cloche avec moi.

Être moi, en fait… C’est être anxieux à chaque seconde de chaque minute (beaucoup trop) intense quand quelque chose le passionne réellement, qui n’a pas assez confiance en lui-même pour ne pas projeter une autre image devant les autres, qui a constamment besoin d’être en contrôle de la situation, qui va douter de chaque petit geste ou parole, qui va aimer au point d’en devenir désagréable, qui déteste les zones grises, etc.

Je ne suis pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de special snowflake, mais être un flocon de neige, je ne serais possiblement même pas composé d’eau.

Tu vois le portrait? Et donc, pour toutes ces raisons une peu idiotes, j’avais envie de m’excuser.

Je m’excuse d’être lourd et maladroit, de ne jamais trop savoir où me placer ou quoi dire dans les moments où je devrais élever la voix. De ne pas être la personne qu’on aimerait que je sois. De penser que l’entièreté de mes interactions sont invalides. De ne pas prendre assez de place et d’en prendre beaucoup trop à la fois. De ne pas toujours différencier ma gauche de ma droite avec exactitude.

Bref, tu comprends.

Mais, au final, je sais très bien que ce sont des choses qui font partie de moi et qui, ultimement, ne risquent pas de changer de sitôt. Alors, pourquoi m’en vouloir à ce point?

Ouais, je me posais exactement la même question. C’est futile.

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