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Avoir une relation malsaine avec la nourriture

Je ne suis pas anorexique, ni boulimique. En fait, je n’ai pas de diagnostic, mais une chose est certaine, je n’ai pas besoin d’un spécialiste pour me dire que ma relation avec la nourriture est malsaine. Cependant, l’aide de celui-ci ne serait peut-être pas négligeable afin de trouver des pistes de solutions pour raisonner le petit hamster dans ma tête. Vous allez comprendre bien vite ce que je veux dire par là.

Depuis toujours, c’est impossible pour moi de ne pas savoir à l’avance ce qu’on mange pour souper. D’un coup qu’on en manquerait? D’un coup qu’on sauterait un repas? Sacrilège! Pourtant, je vous l’assure, je n’ai jamais manqué de rien côté « bouffe ». Mes poignées d’amour seraient prêtes à en témoigner.

Dans le même ordre d’idées, même si je déjeune à 11 h 30 du matin, c’est inconcevable que je ne dîne pas. Les minutes passent, 12 h 30 arrive et je me dis que c’est l’heure de dîner. L’appétit vient en mangeant qu’ils disent… Sauter un repas? Dans mon monde à moi, jamais!

Je ne peux pas finir un repas sans manger un dessert. Ne me parle pas d’un carré de chocolat noir, c’est sûr que j’enfile la palette en un rien de temps! Les sucreries, surtout le chocolat, c’est ma plus grande faiblesse à vie.

Dans un buffet, mais particulièrement dans les restaurants de sushis all you can eat, je ne suis pas arrêtable. Un vrai trou noir. Même quand je n’ai plus faim, j’ai encore le goût d’essayer de nouvelles affaires. Chaque fois, je dis bien chaque fois, je sors de table en roulant comme si je venais de manger le dernier repas de ma vie.

Quand je fais l’épicerie, on dirait que je suis en instinct de survie. J’ai peur d’en manquer et j’en achète toujours plus que pas assez, comme si je me préparais à l’apocalypse.  Si j’ai faim en déambulant dans les rangées, c’est exponentiel. Sortez-moi de là!

Je suis l’amie que tout le monde identifie dans le memes de nourriture sur les réseaux sociaux et aussi celle à qui tu payes le resto si tu veux m’amadouer ou me faire une demande spéciale.

Il y a ceux qui s’entraîne pour être fit et il y a moi, celle qui s’entraîne pour manger plus.

Je fais de ma situation une description dérisoire parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Je crois pertinemment que ça se change; que ça s’améliore. Cependant c’est le défi d’une vie. Clairement, je n’arrêterai pas d’aimer manger en un claquement de doigts et ce n’est pas l’objectif non plus. J’adore aimer manger. Quant à moi, il n’y a rien de mieux qu’un bon repas pour réunir les gens qu’on aime.

Quoi qu’il en soit, chaque semaine, j’essaie de me donner de petits défis afin d’améliorer ma cause graduellement. Par exemple, manger un ou deux desserts de moins, varier mes entraînements, diminuer mes quantités tranquillement, etc. On ne réinventera pas la roue à ce niveau-là, il faut simplement vouloir et surtout, je crois, ne pas y aller de façon radicale pour que ce soit durable.

Si tu te reconnais dans ce que j’ai décrit ci-haut, je t’invite à faire pareillement. Je t’offre mon support moral et tous mes encouragements à distance.

Si tu manges bien, que tu as la shape d’un dieu ou d’une déesse et que tu sais contrôler tes rages alimentaires au quotidien, eh bien, je te lève mon chapeau et vraiment, tu as toute mon admiration.

Sur ce, mangez bien, riez souvent et aimez beaucoup.

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