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Juste être heureux

Des fois, entre la brassée de serviettes et le paiement du compte Hydro, on oublie l’essentiel. On est tellement occupés à vivre la vie qu’un « adulte » devrait vivre qu’on se perd parmi les conversations plates et les factures. Je suis loin d’être le type de fille à s’empêcher de vivre parce qu’elle a des responsabilités, loin de là ! Pour être honnête, je prends plutôt un malin plaisir à oublier mon âge et mes responsabilités très fréquemment, au grand désarroi de ma chère mère. Au risque que ça sonne cliché, le meilleur moyen que j’ai trouvé pour rester centrée sur l’essentiel est très simple : aimer mon travail et m’entourer de gens qui me ressemblent et qui me font sentir bien. Je parle de l’essentiel, mais contrairement à Ginette, pour moi, l’essentiel, c’est d’être heureuse. 

C’est lors d’un weekend entre filles que j’ai eu un flash et que j’ai réalisé quelque chose : je vieillis. On vieillit. On passe plus de temps à faire des tâches ménagères qu’à se coiffer et c’est normal, parce que nos priorités changent. Elles changent, mais nous, est-ce qu’on change vraiment, fondamentalement ? Je ne crois pas; on cherche simplement à être heureux au quotidien. Mes sources de plaisir ne sont clairement plus les mêmes, mais elles ne sont quand même pas devenues de nature ménagère ?  

À sept ans, j’étais vivante et colorée. À 20 ans, je l’étais tout autant… différemment certes, mais je l’étais. Pourquoi devenir beige parce que je vieillis et que j’ai plus de responsabilités ? C’est suite à un pacte que j’ai fait avec mes amies lors de ce weekend que nous avons convenu que nous n’allions jamais perdre notre âme. Ni pour une relation, ni pour un boulot, et ce, sous aucun prétexte.  

Nous avons donc transformé notre route Québec-Montréal-Sherbrooke-Montréal-Chambly-Québec (ouais, petit imprévu) en une aventure. Les kilomètres sont devenus l’opportunité de se replonger dans nos années universitaires avec des classiques musicaux et d’aller de l’avant avec la découverte de nos futurs classiques. Notre déjeuner du samedi matin s’est transformé en un rallye de petits cafés dans le vieux Montréal. Notre soirée dans un bar de Sherbrooke est devenue une suite de faits cocasses et notre lendemain de veille, une activité de glisse familiale en flamant rose.  

Être heureux, ce n’est rien de bien compliqué. Pour moi, c’est de prendre la vie avec un grain de sel; de dédramatiser les situations qui semblent tellement plus importantes qu’elles le sont et surtout, de tenter de transformer un moment banal en quelque chose de drôle et d’excitant. Pourquoi pas ? Je te mets au défi d’apprécier chacune de tes journées, de te réveiller avec une attitude positive et une intention de rendre ta journée agréable. Je te mets au défi de faire une petite folie à l’occasion pour ne pas oublier qui tu es, de faire les choix qui te rendent heureux parce que sans ça, tu vas regarder l’heure trop souvent et compter les jours. Ça, on ne veut pas ça.

Crédit : Mélissa Pagé 

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