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10 signes que je me rapproche de la trentaine

Je n’apporte pas beaucoup d’importance à mon âge depuis que je n’ai plus 18 ans. Avant, c’était l’envie de vieillir qui me faisait passer au travers de mon adolescence, et puis maintenant ben je me laisse porter. Depuis peu, j’ai une sœur qui a atteint l’âge vénérable de la trentaine et ça m’a fait réfléchir. Réfléchir au fait que les questions qu’on me pose récemment sur ma vie, reliées à mon âge fort souvent, ont changé depuis peu… Ze principale question est non la moindre : Veux-tu des enfants? Chaque fois, je suis sur la défensive. Pas que j’en veux pas, pas que je suis certaine d’en vouloir juste, je m’ennuie du temps où on ne me posait pas la question. Comme si on nous mettait la pression. C’est vrai aussi que j’ai changé de job pis que mes collègues ont passé de : je ne pense pas à la maternité à j’ai accouché quatre fois… Certains trucs ont changé aussi dans ma vie depuis les 10 dernières années mettons, pis certaines sont inexorablement reliées à la prochaine décennie.

  1. Je me suis acheté un tapis de yoga.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la dernière fois que j’avais essayé le yoga, c’était peut-être en 2002, pis que la coach m’avait dit de pas oublier de respirer. L’autre jour pour mon premier cours de yoga chaud à vie, j’ai emprunté un matelas du centre, sué par-dessus bord dessus, collé ma face sur sa surface, et je me suis dit : Tiens, peut-être qu’en tant que future trentenaire, je devrais posséder ça moi, un tapis de yoga. Ce qui m’amène au point suivant,

  1. Je vais au Winners.

Je n’achète plus de linge depuis environ un an, parce que j’en ai juste trop pis que l’industrie du vêtement me fait de plus en plus de peine. Mais pour acheter un tapis de yoga à moins de 42 mille piasses, il me fallait aller me promener dans les rangées de ce géant des petits prix. J’en suis ressortie avec un tapis orné de mandalas, deux brassières de sport façon cache-cœur, et une paire de bottes d’hiver imperméables. C’était vraiment juste si je m’achetais pas un sac de chips en plus, mais je dois faire attention au vinaigre ces temps-ci. Ce qui m’amène au point suivant,

  1. Je fais des brûlements d’estomac.

Ben oui maudit. Le trop piquant, trop vinaigré, trop acide bref, tout ce qui me fait vivre me fait me brûler le dedans! Mon chum apprend à cuisiner lentement, mais ça veut dire qu’on mange souvent des pâtes avec de la sauce tomate. J’aime ça mais les tomates à un moment donné, c’est acide. Ça pis le thé, pis la tasse énooooorme dans laquelle je ne fais que déverser des tonnes de contenu d’eau pendant une journée entière ben, ça donne des brûlements. C’est la caféine qui fait ça. Ma vie ressemble de plus à plus à : Trop de vin rouge, petit régurgit, trop de vin blanc, petit régurgit, trop d’alcool tout court, petit à moyen régurgit… Ce qui m’amène au point suivant,

  1. Je ne peux plus boire.

Récemment je me suis rendu compte que je ne digérais plus très bien la bière. Si j’en bois une, je la sirote lentement, puis je bois de l’eau pour la faire passer. Ça change quand même de l’ancienne moi qui finissais sur les tapis de mes camarades de bac. Ce qui m’amène au point suivant,

  1. Je privilégie les rendez-vous matinaux.

J’ai organisé un brunch l’autre matin chez nous avec des amis. L’ambiance est relaxe, lente, je suis réveillée, contrairement à certains soirs assommants. Et je me suis dit que vu que c’était le matin, j’allais juste siroter un smoothie tranquille mais bien entendu, j’ai succombé à la présence de mousseux dans le jus d’orange. Ce qu’il y a de beau dans les brunchs, c’est que tout le monde peut apporter un petit quelque chose, et que je garde les surplus pour une semaine après J. Ce qui m’amène plus ou moins au point suivant,

  1. J’essaie de faire des recettes sans œufs.

Je suis végétarienne depuis 15 ans maintenant, le virage vegan j’ai commencé à essayer de le prendre ça fait environ 1 an. Je suis capable de changer le lait pour du lait d’amandes, de soya, capable de changer le beurre pour la margarine ou les huiles, capable un ti peu de changer les œufs pour des graines de lin (même si ça donne parfois des textures pas fameuses), mais je suis incapable d’arrêter de manger du fromage L. Autrement, je tripe sur le fait d’être capable de fabriquer mes aliments moi-même, comme mon houmous, mon végé-pâté, mon lait… Ce qui m’amène au point suivant,

  1. Je veux un jardin.

J’ai eu un jardin l’année dernière quand j’habitais en coopérative, vraiment, l’expérience est super valable. Là, on a déménagé dans un deuxième, sans accès au sol, fait que cet été nos balcons vont servir de support à racks de terre pour empoter toutes nos petites herbes, pis nos plantes d’amour, pis nos légumes et nos fraises si on est capable, pis que les écureuils bouffent pas toute avant de se faire tirer au gun par notre voisin adepte de la chasse. Ce qui m’amène au point suivant,

  1. Je veux m’acheter un wanébago

Dans le sens de, je veux m’enfuir parfois. Et comme j’en suis encore au remboursement des études, on se limite aux endroits à proximité. L’été dernier, on est allés en vieille Astro jusqu’au Yukon. Bon, c’est vrai que c’est pas full à proximité, mais c’est une destination qui ne nécessite pas le prix parfois exorbitant d’un billet d’avion. Juste que le road trip, c’est un type de voyage qui fait du bien, qu’on peut faire à son rythme, pis dans lequel on peut rester confortable. Mais ce qui est vraiment bien, c’est quand y’a un autre moyen de se laver la noune que dans une rivière arctique. Ce qui m’amène au point suivant,

  1. Je me lave.

Le plaisir de retrouver une douche après un road trip nous rend toujours un peu surconsommateurs. C’est normal, c’est le retour. Le fait est que dans mon cas, c’est une habitude qui est restée après. Je fais dorénavant plus attention à la texture de mon toupet. Ce qui m’amène plus ou moins au point suivant,

  1. Je rêve de prendre ma retraite.

Voir point 8.

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Source photo de couverture

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