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J’regretterais jamais de t’avoir aimé

Et si, finalement, c’était ça, notre fin, y’a quelques trucs que j’regretterais de pas t’avoir dis.

J’regretterais de ne pas t’avoir dis que c’est correct, que je ne t’en veux pas.

J’regretterais de ne pas t’avoir dis que la douleur ressentie suite à ton départ le valait bien ; que les torrents de larmes n’effaceront jamais les éclats de rire ; que l’envie de mourir n’effacera jamais la peur que le temps s’arrête, alors que j’étais encore à tes côtés.

J’regretterais de ne pas t’avoir dis qu’au-delà de toutes les bêtises, les vacheries, les chienneries, les insultes qu’on se sera échangé, c’que j’voulais vraiment te dire, c’était de rester ; que les mots pour te dire combien j’t’aimais manquaient, que l’orgueil les transformait en mots tranchants qui, peut-être, ne te tranchaient pas, mais que je souhaite tout de même me faire pardonner.

J’regretterais qu’on ait du se rendre là pour s’épargner, pour se convaincre qu’on n’était plus amoureux, alors qu’on aurait pu se contenter d’un « Je t’aime bien », sans plus.

J’regretterais que le temps passe et que le silence ai mit la table sans jamais déserté ; que le vent qui frappe dans la fenêtre me soit plus commun que le son de ta voix ; que j’oublie ton rire peu à peu.

J’regretterais qu’on en soit là : moi qui t’écris une putain d’énième lettre. Moi qui, face à ton silence, est encore sans voix, impressionnée, bouche-bée.

J’regretterais de ne pas avoir su mettre des gants blancs quand le temps venait ; de ne pas avoir su mettre d’eau dans mon vin ; de ne pas avoir su comprendre.

J’regretterais bien des choses, mais jamais j’regretterais de t’avoir aimé. D’avoir cru en toi. D’avoir eu foi en nous.

Source photo de couverture

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