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Go with the flow ou comment apprendre à gérer son vide intérieur

Aux yeux de plusieurs, je suis une femme forte, raisonnée et qui sait où elle s’en va. Il suffit de me connaître un peu plus personnellement pour savoir que derrière cette façade se cache une femme fragile, qui a trop souvent besoin de se faire rassurer. Cette insécurité, je la cache derrière le travail acharné, un horaire trop chargé, un humour maladroit et un besoin constant d’être là pour les autres.

Ma vie est un éternel dilemme par les mille et une questions que je me pose quotidiennement. Je dois constamment me valider par peur de ne pas prendre la bonne décision et d’échouer. Chaque décision que je prends doit être analysée, tournée dans tous les sens et approuvée de l’extérieur.

Au fil du temps, j’ai appris à me construire une carapace et à  refouler ce vide intérieur qui me procure tant d’angoisse, mais celui-ci réussit tout de même à me rattraper au moment où je ne m’y attends pas.

J’ai pourtant tout pour être heureuse, me dirait-on : des amis en or, un chum extraordinaire, une famille aimante, un travail stable, une bonne scolarité, une autonomie financière… mais, malgré tout ça, je suis incapable de me laisser aller. Je dois constamment tout contrôler et prévoir l’imprévisible par peur d’échouer ou de vivre une déception.

Pourquoi cette manie? Parce que l’imprévu m’effraie. Carrément.

Mon mécanisme de défense est alors de tout contrôler et de planifier toutes les avenues possibles aux diverses situations auxquelles je pourrais faire face. Je suis donc incapable de relaxer et de profiter de l’instant présent par peur d’avoir à affronter des obstacles que je n’aurais pas prévu voir venir ou par crainte que tout ce bonheur s’écroule et qu’on m’abandonne. Je suis incapable de m’arrêter, à moins de me permettre de relaxer à ce moment précis, car, si les choses ne fonctionnent pas comme je les avais prévues, je panique, littéralement.

Dans mes relations, c’est la même chose. L’amour, c’est se lancer dans le vide et flotter en faisant confiance à l’autre. C’est laisser aller sa vulnérabilité, dévoiler ses faiblesses et prendre le risque d’être blessé.

Est-ce le fait de m’abandonner complètement et faire confiance à la vie qui m’angoisse tant?

C’est pourtant à la rencontre de cette liberté-là que la vraie vie devrait commencer ; lorsqu’on laisse aller les choses et le destin nous surprendre. C’est en prenant des risques qu’on sort de notre zone de confort, qu’on se dépasse et qu’on commence à vivre réellement, non?

C’est pourtant tout ce désir de liberté qui me fait rêver. Être libre de mes propres choix, de partir à l’aventure sans avoir de compte à rendre ou de justification à donner à quiconque. Pas sauter dans le vide sans avoir peur de tomber, mais bien plutôt me surprendre à planer et respirer le grand air au plus profond de mes poumons.

À partir de maintenant, j’apprendrai à me laisser aller et à faire confiance à la vie, car c’est à ce moment que l’on commence à vivre réellement. Je dois laisser aller le destin, car tant et aussi longtemps que je ne prendrai pas de risques, je n’irai jamais au bout des choses et ne pourrai pas vivre la magie que la vie me réserve.

À partir de maintenant, je n’ai pas prévu ce qui se passerait. Et si je tombais? Who cares, je saurai bien me relever, non?

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