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Hommage aux p’tites niaiseries qui font du bien

Criez, chantez pis sortez vos trompettes : on approche de la fin de cette période de glaciation annuelle nommée hiver!

Même si le printemps est dans l’air, reste qu’on est une méchante gang à être encore affectés par le manque de lumière, le froid, les overdoses répétées d’après-midis passés sur le divan, les terrasses qui hibernent toujours pis les fenêtres qui boudent derrière leur pellicule isolante.

Les maudites pellicules… On haït les poser pis on les endure tout l’hiver même si on sait très bien qu’elles sont pas full efficaces parce que, pour une autre année, on a pas été foutu.es de les installer comme du monde. Elles finissent la saison de peine et de misère avec les coins qui ne collent plus depuis mi-décembre, pis une couple de trous qu’on a patchés avec du tape : on approche toujours trop le séchoir à cheveux durant l’étape « envoyer de l’air chaud pour tendre la pellicule »…

La meilleure partie de toute l’épopée? Les arracher au printemps! Cet instant… de pur bonheur! C’est pas grand-chose, mais ça me procure un plaisir jubilatoire. Vous me trouvez peut-être un peu weird, mais je ne le suis pas tant que ça! En vérité, ce sont souvent ces petites choses de la vie, ces instants qui paraissent futiles, qui nous font sourire et rendent la vie de tous les jours un peu plus agréable. Même dans nos pires moments… Pis étant donné qu’on peut pas passer toute l’année à arracher du plastique de tour de fenêtre pour se satisfaire, il faut garder l’enfant de 10 ans en nous bien attentif à tous les clins d’œil que la vie nous envoie.

Par exemple, même dans mes pires périodes de démotivation, rien ni personne ne pourrait m’empêcher d’avoir un petit boost de happiness quand, dans mon auto, les essuie-glaces se mettent à suivre le beat de la musique qui est en train de jouer. Double dose si la toune se termine en même temps que j’arrive à destination. C’est un peu comme le p’tit buzz qui te pogne quand tu te tournes vers ton cadran pis qu’il est 22 h 22, ou 12 h 34. Je sais pas… Est-ce qu’il y a une quelconque explication scientifique à ça? Aucune idée, mais pourquoi s’en passer?


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Voici une liste de petits bonheurs innocents qui sont, à mon avis, non négligeables pour avoir une vie plus saine (ou, en tout cas, un peu moins déprimante) :

  • Réveiller ton chat qui dort paisiblement

T’attends qu’il ait l’air le plus confortable possible, tu t’approches doucement pis tu commences à lui piétiner la face avec deux doigts. Le juste retour du balancier.

  • Constater que ta patience vient d’être épargnée par la vie

Quand tu sors une brassée de noir de la laveuse pis que tu réalises que t’avais laissé un vieux Kleenex dans la poche de ton jeans… Pis qu’il y est resté.

  • La première pub de l’année de spas et de piscines

Ça, ça rend vraiment fébrile. Inversement proportionnel à l’excitation ressentie lors de la première pub de l’année annonçant des fournitures scolaires.

  • Souffler dans un gant en latex pour décoller les doigts

Peu importe la raison pour laquelle t’avais besoin de gants en latex.

  • Le bouton snooze

Sacrer une claque au réveille-matin quand il se met à crier, c’est une magnifique façon de faire un beau gros « fuck you » à la vie d’adulte responsable. Plusieurs fois en ligne.

  • Trouver une surprise oubliée dans une poche de manteau

 Si t’es chanceux.se, un bonbon. Si t’es très chanceux.se, un bonbon encore dans son emballage. Pis si t’es incroyablement chanceux.se, tu vas trouver un 20 $, mais c’est plus rare : ça arrive environ une année bissextile sur deux.

  • Regarder un chien qui est en train de rêver qu’il court

Juste ça.

  • Surprendre quelqu’un en train de chanter à tue-tête dans son auto

Le gars dans la voiture en arrière de toi qui chante du Éric Lapointe avec encore plus d’attitude qu’Éric Lapointe. Voir si ça se peut. Ben coudonc, oui.

  • Aller au cinéma l’après-midi pis être tout.e seul.e dans la salle

Tiiiiiiens le grand gars qui serait normalement venu s’assoir dans le siège juste devant toi! Bam! Tu vas pouvoir écouter le film sans te balancer de gauche à droite.

  • Les bonbons Fizz pis les Cherry Blossom

Avant que les images de Cherry Blossom qu’on aurait trouvés avec des vers dedans ne circulent sur Internet.

  • Capoter sur l’odeur d’un savon

Quand tu viens d’acheter un nouveau savon à main qui sent vraiment bon, pis que t’as une p’tite émotion à chaque fois que t’as à te laver les mains. C’est un peu inquiétant les premières fois.

  • Réussir à tracer ta ligne d’eye-liner gauche identique à celle de droite du premier coup

Ça, pour moi, ça relève presque du miracle. À noter au calendrier.

  • Réaliser qu’on passe bientôt à l’heure avancée

Coté 9.6/10 sur mon échelle du bonheur.

  • Se faire une toast avec beaucoup trop épais de Nutella dessus

Encore plus satisfaisant si tu la plies en deux, que tu croques dans le centre, que tu pèses de chaque côté du trou pis que tu manges le Nutella à mesure qu’il sort. Le pain, c’est juste un support, dans le fond.

  • Regarder un papillon passer pis toujours pas en revenir qu’il y a tout un système organique là-dedans…

Non, mais hey. C’est fou pareil. En tout cas.

  • Faire un potage pis rester propre

Rien à ajouter.

L’important, c’est de ne pas toujours juste attendre après les grosses déclarations d’amour de la vie pour être heureux, mais de plutôt apprendre à savourer les petites!

Vous, quel est votre « 22 h 22 »?

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