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J’ai 21 ans et je change de programme. Encore.

C’est lourd, je trouve, la pression de trouver rapidement ce qu’on va faire pour le restant de nos jours. Depuis la fin de mon secondaire, j’ai beaucoup changé, beaucoup évolué. Des intérêts, j’en ai gagné plusieurs, mais aussi délaissé quelques-uns. Je me suis découvert certains talents dont je n’étais pas consciente. J’évolue encore et j’apprends encore à me connaître, moi, pour de vrai.

Petit à petit je me suis bâtie à travers mon parcours scolaire un peu à mon image, sinueux, complexe et surprenant. Toutefois, je ne me retrouve pas encore, je me vois pas faire ces métiers dans la « vraie vie ». J’ai envie d’être passionnée de mon métier, de ce que je fais à tous les jours. J’ai pas encore trouvé la flamme, donc j’explore, je cherche, j’expérimente de nouvelles choses (je change de job, je prends pas d’héroïne là).

J’ai l’impression d’être incapable d’aboutir à quelque chose. D’être jamais capable de finir quoi que ce soit. De m’enfouir un peu plus dans la voie où jamais je ne sortirai de cet interminable labyrinthe. J’ai honte, pour être honnête, de recommencer encore. J’ai l’impression d’être marginalisée par mon indécision de choix de carrière. C’est difficile à suivre d’enseignante à sexologue, mais pour finir gestionnaire dans une institution financière. Mais j’aime tous ces aspects. Ça fait partie de moi. Un être complexe avec plein de bibittes qui change souvent, mais qui grandit. (Pas pour vrai là, je mesure encore 5 pieds 2.)

J’ai envie de concret. De solide, mais dans notre génération, il nous faut ce petit bout de papier. Je suis travaillante et débrouillarde, intelligente, mais un autre 3 ans d’études où tous les cours sont un peu plus loin de la réalité du métier, un peu plus plate, je perds ma motivation, mon intérêt. Je trouve autre chose. Je change. Mais après trois ans d’université, je n’ai pas de diplôme, malgré mes résultats plus qu’acceptables (ma mère est bien fière) sauf que je ne suis pas plus avancée, je dois encore recommencer. Pour plusieurs, j’ai ben gros d’la misère à me trouver et ce n’est pas super. Moi j’ai plus l’impression de tracer mon chemin, à moi, un individu unique, donc un parcours unique. Je ne fais jamais comme les autres, clairement, mon parcours universitaire ne fait pas exception. J’aimerais ça qu’on arrête de se juger, qu’on s’encourage à faire son parcours ensemble, en s’aidant pour être heureuse le plus longtemps possible.

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