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Une vie hors normes

Dès notre enfance, on s’imagine que notre vie sera parfaite. On l’imagine comme on colorie un joli dessin, avec les plus belles couleurs. Au fil du temps, on invente des projets, on se crée des objectifs et, pour une raison qu’on ignore, rien n’arrive comme on l’avait autrefois décidé. Bref, le bonheur absolu, on ne le trouve pas toujours!

Le problème, c’est qu’on ne le cherche pas vraiment sinon on le trouverait très rapidement. Si si, je vous jure! Le Dalaï-Lama dit : « Le bonheur n’est pas quelque chose d’acquis. Il vient par nos propres actions. »

Le principe est donc très simple, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué! Appelons un chat un chat : nous sommes des êtres aimant bien vivre dans le déni et qui sont tentés de prendre le chemin de la facilité. Lançons-nous quelques fleurs, nous agissons de la sorte par pure inconscience. Enfin, espérons-le!

Donc, au lieu de poser les bonnes actions, on fuit derrière des semblants d’occupations qui reflètent le bonheur des autres mais jamais le nôtre. Vous me suivez? Si oui, tant mieux! Si non, voici quelques exemples forts simples.

Lorsque tous va mal, on se convainc qu’il faut acquérir quelque chose que la société nous impose pour être heureux. On a tous été (surtout nous, les femmes) gaspiller la moitié de notre paye en magasinage inutile simplement parce qu’on ne feelait pas. On a tous déjà osé penser qu’avec un homme ou une femme qui nous aime, la vie serait plus jolie. Qu’on serait probablement plus heureux avec l’acquisition d’une maison ou d’une voiture, et pourquoi pas les deux. Plusieurs personnes aussi pensent que d’avoir un enfant ferait d’eux des adultes accomplis.

Désolée, mais c’est faux. En entretenant ces pensées, nous devenons pressés d’obtenir toutes ces choses qui ne sont qu’en réalité qu’un gros plus à notre réel bonheur. Si on se dépêche à tout acquérir, on se rend compte qu’il manque quand même quelque chose… à croire que ce fameux bonheur n’existe pas. Les biens matériels viennent avec l’endettement, les relations amoureuses apportent du travail sur soi, et les enfants génèrent… des heures de sommeil en moins. Donc, si nous ne sommes pas prêts à gérer les à-côtés, au lieu de trouver le bonheur, on trouve l’anxiété, l’angoisse et toutes leurs cousines. Des tâches, croyez-moi, très dures à faire disparaître.

Pour ma part, la vie m’a fait don d’une jolie petite fille en santé. Malgré mon statut monoparental dès la grossesse, j’avais beaucoup d’amis, un bel appartement assez grand pour nous deux et un emploi bien rémunéré dans une banque comme conseillère financière.

Pourquoi je n’étais pas heureuse? Simplement parce que cette vie n’était pas la mienne. Si elle avait été la mienne, je n’aurais pas ressenti le besoin de boire un verre de vin pour décompresser. Vous imaginez? Décompresser de sa propre vie… c’est triste!

Ma vie était basée sur la fierté et l’approbation des gens qui m’entouraient.

J’ai tout abandonné.

Des amis qui étaient sans doute de bonnes personnes mais qui ne me correspondaient pas et un emploi que je détestais. J’ai aussi pris la disposition nécessaire pour réaliser quelque chose que j’avais énormément à cœur : rester à la maison avec ma fille, qui avait 3 ans à l’époque. Oui, j’ai osé, folle que je suis, demander de l’aide sociale. Sujet très tabou en 2018, mais je ne me lancerai pas là-dessus. Pas aujourd’hui. 😉

Pour terminer, j’ai fait faillite. J’ai donc recommencé ma vie à presque zéro. Pour plusieurs, je suis une lâche. Pour d’autres, je suis courageuse. Pour ma fille, je suis la meilleure maman du monde. Mis à part celui de ma fille, le jugement m’importe peu. J’ai appris à vivre sans et c’est merveilleux!

Aujourd’hui, ma vie consiste à jouer avec ma fille. J’aide à son développement et elle aide beaucoup au mien. Je lui apprends le respect d’elle-même et celui d’autrui. Elle apprend à accueillir la gratitude et l’amour, qui sont mes valeurs préférés.

J’ai enfin pris le temps de vivre! J’ai pris le temps de me découvrir et surtout, de découvrir ma fille que je ne connaissais pas vraiment.

Est-ce que je veux retravailler un jour? Bien sûr, mais cette fois avec mon cœur. Quand? Lorsque je serai prête. Lorsque le temps sera venu pour moi de vivre en harmonie avec ma nouvelle passion… sans pression.

J’aimerais te dire que toi aussi, tu as droit au bonheur.

Tu rêves de vivre de pays en pays et de voir le monde? Abandonne tout et part. Tu seras heureux.

Tu rêves de voir grandir tes enfants d’heure en heure? Abandonne tout et joue avec eux. Tu seras heureux.

Tu rêves d’une magnifique carrière? Abandonne tout et vis ton rêve avec ton cœur. Tu seras heureux.

Tu veux les deux? Une carrière et une vie de famille? Tu peux tout faire si tu le fais avec ton cœur. Fais-moi confiance, tu seras heureux.

N’oublie jamais que le seul mode de vie malsain qui existe, c’est celui qui te fait souffrir. Ne perds pas ton temps à décompresser de ta vie. Prends du temps pour la vivre à ta manière.

Toi, c’est quoi ta vie hors normes de rêve?

Avec tout mon amour,

Emilie Maïsterrena

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