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People pleaser 

Il existe un type de personne tout doux, tout fin, tout le temps. Je n’ai rien contre la gentillesse, je la prône haut et fort. Seulement, il ne faut pas s’oublier au complet là-dedans. On les appelle affectueusement les people pleaser.

Ils sont hyper attachants, mais ils se laissent piétiner pour que tout le monde autour d’eux soit content. Ils commandent les entrées que les autres à la table veulent manger, même s’ils détestent ce qu’il y a dans l’assiette. Ils ne supportent pas que des gens s’entendent mal, encore plus de ne pas se faire aimer par tout le monde. Ils censurent leurs sacres et, quand ils en laissent un filer, les gens autour sont secoués.

Souvent, ces gens qui donnent toujours trop, tout le temps finissent par ne rien recevoir en retour. Les autres les prennent un peu pour acquis : ils savent très bien que, oui, ils vont pouvoir les remplacer au travail, même si c’est leur propre fête et, non, la faveur ne leur reviendra pas.

Ils sont prêts à se plier en quatre pour que les gens pensent du bien d’eux. Ils sont prêts à s’écraser les valeurs un peu et à partager le point de vue de tout le monde. Ils détestent les confrontations et se réfugient dans des excuses qui ne finissent plus de finir. Ils s’excusent presque de vivre parfois, simplement pour réchauffer les froids.

On est tous un peu des people pleaser. On dit : « Moi aussi » à la place de : « Je ne trouve pas. » On veut se faire aimer à des prix pas possibles.

On garde des gens toxiques dans nos vies, parce qu’on ne veut froisser personne. On s’oublie pour des gens qui ne nous apportent rien du tout.

Il faudrait apprendre à dire : « Non » pour nous – ou simplement à dire : « Oui » juste quand on le pense vraiment. On ne devrait pas avoir peur de dire : « Ce soir, je suis un peu fatigué » ou juste : « J’ai envie de rester seule. » On devrait pouvoir dire quand ça ne fait pas notre affaire, parce qu’au fond, on doit vivre avec soi-même tous les jours, et ce, pour le reste de notre vie.

Tu es la constante. Le plus important.

Il va toujours y avoir des gens malheureux ou qui ne t’aimeront juste pas et ce n’est pas grave ; c’est même super sain et normal. S’il fallait que tout le monde nous aime, ça deviendrait trop lourd de gérer nos horaires. On devrait mettre hors de nos vies les gens qui la rendent moins belle et juste garder ceux qui nous donnent envie d’être nous-mêmes.

On devrait être soi-même plus souvent. S’aimer au complet et voir qui restera pour en faire de même.

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