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Mon road trip de 48 h à Toronto

En moins de vingt minutes, cinq personnes m’ont dévisagée comme s’il n’y avait pas de lendemain, alors que je déambulais nonchalamment sur Dundas Street.

Note à moi-même : à Toronto, les manteaux de poil prêtant des airs de gorille ne semblent pas vraiment avoir la cote. Oh well. Sucks to be me.

Pour être honnête, je m’en foutais royalement. Mon accoutrement à mi-chemin entre un corbeau et une tenue de scène de Beyoncé, je l’aimais d’amour. Et pis, c’était la fin de semaine de Pâques, gang. Fallait être festif!

Une fin de semaine qui s’annonçait pour ma part haute en couleurs – même si mon manteau était noir comme mon âme. Un 48 heures dans la ville qui a vu l’homme de ma vie (Drake) grandir. Un 48 heures dans la ville avec la tour qui me donne envie de brailler de peur chaque fois que je m’y retrouve (c’est arrivé, true story).

Récapitulatif d’un court périple, où hipsters et bars qui ferment tôt pullulaient de partout.

Jour 1 : champs de phallus, hipsters, vin ben trop cher

AGO – Art Gallery of Ontario

Le premier arrêt du voyage s’en voulait un pas mal friendlé pour les z’Instagram. Direction Art Gallery of Ontario pour admirer l’exposition dont tout le monde parle : Infinity Mirrors, par l’artiste japonaise Yayoi Kusama. T’sais, l’expo où tout le monde se prend en photo dans des petites salles avec un champ infini de phallus blancs aux picots rouge?

Malgré des files d’attente parfois longues pour ne vivre qu’un maigre 30 secondes de beauté et d’extase dans une des pièces infinies de Yayoi, le détour en vaut la peine. Les préliminaires valent la p’tite vite, comme qu’on dit. Un must pour les fans d’art contemporain… ou pour ceux qui aiment les endroits sortis d’un trip d’acide.

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Kensington Market

À mi-chemin entre le Mile End, le marché Jean-Talon et les rues de la Havane, Kensington Market est l’endroit par excellence pour les hipsters assumés. Librairies, restos véganes, marché mexicain, friperies parfois louches (mais attachantes)… On y trouve de tout. Même un ami.

(Pour de vrai. Je me suis faite une amie là-bas, alors que je bavais un peu devant une photo de cheesecake dans la librairie pour foodies.)

Que ce soit pour sortir prendre un verre avec des gens qui ont l’air tout droit sortis de la première saison de Degrassi ou pour mettre la main sur des trouvailles locales pas mal swell, il n’y a pas de doute : Kensington Market est la place où aller.

Oretta

Pour les amoureux d’italien, Oretta est la destination à mettre à son agenda. C’est bon. C’est beau. C’est toute. La serveuse a un accent italien lorsqu’elle parle des plats sur le menu, tu te demandes en le lisant si l’ingrédient au nom imprononçable est un fromage ou une viande, tu capotes devant l’inspiration un peu art déco de la place. À essayer sans hésitation si tu veux faire plaisir à ton bedon.

Seul bémol (quoique cela s’applique à tous les restos potables de Toronto) : le prix de l’alcool. Le verre de vin coûte plus cher que la bouteille que je me prenais à l’université pour virer une brosse le jeudi.

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Jour 2 : Sorry not sorry, richesse, barmans chauds, hipsters

Sorry Coffee Co

La mission de la journée est de vagabonder dans les rues des riches de Toronto. Lire ici Bloor Street, avec ses magasins ben chers, et ses madames en yoga pants qui poussent une poussette de bébé qui vaut autant que l’entièreté de mon mobilier de salon.

Mais avant d’aller complexer mon portefeuille, un arrêt s’impose chez Sorry Coffee Co, à quelques pas du Holt Renfrew. Un endroit charmant à souhait, où le café est MALADE MENTAL, les beignets véganes au chocolat transcendants, et les tasses en papier pour emporter parfaites. Le café propose en effet des tasses créées en collaboration avec plusieurs artistes et illustrateurs locaux : le logo de la place est ainsi toujours retravaillé selon l’humeur de l’artiste du moment. Pis c’est toujours ben, ben beau.

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Bar Raval

Après avoir maudit mon maigre portefeuille pendant une journée complète, je me console dans la boisson, la fièvre espagnole… et les barmans qui font crier mes ovaires. Direction Raval, ce bar rappelant les airs festifs de Barcelone dans le quartier Trinity. Là-bas, on mange ses tapas debout, cocktail savamment travaillé à la main. Les croquettes de jambon sont à en brailler de joie, et les hommes sont tout aussi délicieux que leur salade d’orange et fenouil.

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Bellwoods Brewery

La finale du voyage. On marche une dizaine de minutes vers le quartier Bellwoods, où se trouve sa micro-brasserie 100 % relaxe qui rappelle la nonchalance de celle du frère de James Franco dans l’émission Easy sur Netflix. Shout out aux frites qui font office de parfait snack de fin de soirée pour accompagner mon kombucha au gingembre (je filais pas trop « parté » quand j’ai réalisé que le bar fermait tôt). Constat frappant : ici, le port de la tuque courte qui ne couvre pas les oreilles semble être l’uniforme de la place.

Les Torontois doivent avoir froid, l’hiver.

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