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Le trou dans notre C.V.

Quand on s’est rencontrés, il y a un an, tout cela n’était que des paroles lancées dans l’univers. Pourtant, aujourd’hui, c’est bien vrai : dans approximativement trois mois, nous quitterons tout de la vie telle qu’on la connaît pour entreprendre un grand voyage.

Voici un résumé de ce qui s’est passé dans cette année décisive.

☙ Les débuts

On commençait à peine à se fréquenter que déjà, on parlait de partir à l’aventure à bord du voilier qu’il venait tout juste d’acquérir. Dans son ancienne vie, Loréline, voilier tempête qu’on reconnaissait de loin à cause de sa couleur orange vif, avait fait le tour du monde et ça nous faisait rêver.

Alors que le printemps avançait, on apprenait à se connaître au fil des kilomètres qui nous emmenaient à Tadoussac,  où le bateau attendait patiemment de se faire mettre à l’eau pour l’été.

Presque chaque week-end, on s’y rendait. Pique-niques, guitares, journées à la plage, soirées au Gibard, nuits au bateau. La vie était belle, douce et il nous semblait que le superficiel disparaissait dans ces moments de grâce et de simplicité. C’est ainsi que l’air salin du fleuve St-Laurent vit l’amour déplier bagages dans nos coeurs et les envies de voyage à deux se faire un nid sous nos cheveux.

voyage bateau Tadoussac
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☙ En pratique

Puis, l’été arriva. On amena Loréline plus près de Montréal, un petit voyage de neuf jours sur l’eau qui testa notre capacité à vivre à deux dans un espace plutôt restreint.

Test réussi, compatibilité maximale. Nos yeux brillaient de plus en plus quand on parlait de partir pour longtemps, et ce qui ne nous semblait que des fantasmes il y a quelque temps, se transformaient tranquillement en projets futurs.

Mais il y avait des craintes. Moi j’étais chanteuse et je venais tout juste de sortir mon premier album. Est-ce que je pouvais vraiment tout quitter au moment même où je commençais à me faire connaître? Lui était directeur artistique dans une agence de marketing, un poste important dans une entreprise en plein essor, difficile aussi à quitter. Est-ce qu’on serait capable de se ramasser assez d’argent pour vivre un an sans travailler?

À force d’en parler, nos idées se couchaient sur papier et nos peurs s’adoucissaient. On trouvait des solutions pour tout, on voulait vraiment très fort que ça marche.

voilier voyage soleil
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☙ Un itinéraire peu commun

Puis, un jour, on prit la grande décision: nous partirions l’été d’après, ce qui nous laissait une année entière pour se préparer.

Cette décision se scella par le choix de notre itinéraire: en partant de Montréal, on s’en irait vers l’est et on explorerait le Québec par le fleuve St-Laurent. On avait envie de retourner à Tadoussac, là où tout avait commencé; d’aller peut-être jusqu’aux Îles Mingan, il paraît que c’est magnifique; d’aller dans la Baie-des-Chaleurs; d’aller aux îles-de-la-Madeleine; d’aller en Nouvelle-Écosse.

Il apprendrait mes chansons à la guitare et nous ferions des petits spectacles en duo tout au long du fleuve, sur des quais, dans des petits cafés, dans des festivals si l’occasion se présentait, dans des marinas même! Cette idée m’enchantait vraiment.

carte map itinéraire
Crédit photo : Le Voilier Orange

Puis, avant que le froid ne nous rattrape, on se rendrait dans les Antilles, passer l’hiver là où il fait toujours chaud. Ce serait un grand voyage, un an, peut-être plus. Un bon premier test pour moi qui n’avais presque pas d’expérience de navigation. Lui en était à son troisième voilier et naviguait depuis dix ans déjà. Il faut dire qu’il se préparait depuis des années à faire un voyage du genre, moi c’était un rêve que je chérissais presque secrètement. Lui l’aurait probablement fait un jour même s’il avait été seul, moi peut-être pas.

Quoi qu’il en soit, on s’était rencontré, on avait les mêmes envies et maintenant on partait dans trois mois.

On avait soif de découverte et de rencontres. On ressentait le besoin de vivre autrement. On voulait développer encore plus notre conscience environnementale. On voulait s’entourer d’entraide et de respect. Et on s’en allait chercher tout ça, au fil de l’eau, au gré du vent.

Voici comment le trou dans notre C.V. n’en serait pas vraiment un, car l’aventure nourrit l’âme tout comme le voyage exalte l’esprit.

Pour suivre nos péripéties ce sera ici : Le Voilier Orange

À très bientôt! xxx

voilier voyage montagnes
Crédit photo : Le Voilier Orange

Crédit photo de couverture : Christian Joudrey

Le titre « Le trou dans notre C.V. » est grandement inspiré du livre Le Trou dans mon C.V. : Chroniques d’un tour du monde de William Verge et Nadege Brunelle.

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