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La « off » fête des mères

Cette fête des Mères est la première par laquelle je me sens concernée. Ma poupette n’arrivera pas avant le mois de juillet, mais elle se fait déjà bien remarquer à mon gros bedon et à ses… nombreux coups de pieds. Avec mon statut de « presque mère » je me suis demandé si c’était un peu ma fête aussi (moi, je pense que je mériterais d’avoir une surprise, préférablement du chocolat, à bon entendeur), mais surtout, je me suis mise à penser à plusieurs femmes que je connais et pour qui le 13 mai ne sera pas fait de fleurs et de bricolages en macaroni.

J’ai une pensée spéciale pour toi que je n’ai pas croisée depuis des années, mais que j’ai vue apparaître tout en rondeurs sur mon fil d’actualité Facebook. Toi qui, au lieu d’annoncer au monde entier l’arrivée d’une petite fille en santé, tu lui as partagé la photo d’un ange aux yeux fermés. À toi qui as dû rentrer sans bébé dans une maison prête pour ta petite fille, c’est ta fête aussi et je pense à toi tous les jours.

À toi, mon amie que j’adore et qui essaie de faire un petit bébé d’amour avec ton homme depuis trois ans. À toi qui m’accompagnes dans l’attente du mien sans jalousie ni amertume et qui est toujours présente quand je m’inquiète et que je me questionne. À toi qui aurais voulu cette fête aussi pour toi cette année. Je t’aime et je pense à toi.

Toi qui viens de devenir maman et qui n’arrives pas à sentir ce lien fusionnel qui est supposé être un don naturel chez toutes les femmes. À toi qui ne peux pas t’empêcher de pleurer en regardant ton bébé parce que tu paniques à l’idée que tu as fait une personne et que tu vas devoir t’en occuper pour les 25 (50) prochaines années. Tu n’es pas toute seule et tu n’es pas une mauvaise mère. J’ai peur aussi et je pense à toi.

À toi qui viens de te séparer et qui n’auras pas tes deux tornades près de toi parce que la fête des Mères n’est pas tombée sur ta fin de semaine cette année. Ça n’a rien de ridicule que ça te fasse assez de peine pour te rouler en boule et pleurer. Viens donc bruncher.

À ma cousine préférée qui a reçu juste après t’être mariée un diagnostic de cancer dans sa machine à bébé. À toi qui t’es battue comme une lionne, en force et en beauté, et qui te reposes maintenant dans les nuages. Ma fille portera ton nom et on pensera aussi à toi le 13 mai.

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