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Dear White People à écouter sur Netflix

Je sais que j’en ai déjà parlé dans un article précédent, mais considérant que la saison 2 vient de sortir sur Netflix et qu’elle est e.x.c.e.l.l.e.n.t.e. (vous comprendrez que j’ai écouté les 10 épisodes en moins de 24 heures), j’avais une sorte « d’obligation morale » de réaborder le sujet ici.

Dans Dear White People, on suit notamment les histoires de Sam, Lionel, Coco et Troy, qui sont quatre étudiants universitaires à Winchester University – une institution dans la liste des Ivy qui a un bassin impressionnant d’étudiants blancs.

Pris dans ce monde qui les stigmatise constamment, nos protagonistes ont différentes façons de composer avec ce contexte : Coco et Troy deviennent populaires et s’amusent à agir comme les nombrils du monde, Lionel se fond dans la masse et Sam, de son côté, anime une émission de radio (affectueusement nommée Dear White People, vous l’aurez compris) qui vient soulever les incohérences de ses camarades de classe et réagir à divers événements racistes qui surviennent sur le campus.

La série qualifiée de satyre-comédie-dramatique vient concrètement exposer les diverses formes de discrimination que peuvent vivre les Afro-Américains. Les personnages mis à l’avant-plan se servent de diverses plateformes pour déconstruire les nombreux stéréotypes qui leur sont associés et faire exploser les barrières auxquelles ils peuvent bien trop souvent faire face.

En exposant diverses thématiques telles que l’appropriation culturelle, le privilège blanc et le concept du « Sauveur Blanc », Dear White People vient remettre les pendules à l’heure en ce qui a trait à la situation du racisme dans le monde, notamment aux États-Unis.

Je ne vous cacherai pas que, pour moi, la série a principalement joué un grand rôle « éducateur » ou « formateur » par rapport à ma compréhension des enjeux raciaux qui sévissent encore dans le monde. Parce que, en 2018, c’est quand même relativement facile de dire que le racisme n’existe plus. Presque aussi facile que de dire que les femmes sont égales aux hommes ou que la communauté LGBTQ+ est acceptée à 100 % par tout le monde.

Bin oui, as if.

Comme ils le disent à plusieurs reprises dans les épisodes : « You have to be woke. » Être « woke », c’est tout simplement s’ouvrir les yeux sur le fait que ça va pas bien pis qu’on vit dans une société brisée où une portion d’individus (majoritairement blancs) contrôlent et établissent les tendances. Pis si on ne se réveille pas, on va juste continuer de suivre ces tendances-là sans jamais questionner leur bon fondement.

Si je n’ai pas réussi à vous convaincre avec tout cela, j’espère que la bande-annonce de la première saison parlera d’elle-même.

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