Menu

La nostalgie du mois de juin

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, chaque fois que le mois de juin arrive, j’ai un petit pincement au cœur. C’est une sensation que j’arrivais difficilement à expliquer avant, mais qui est bien là, à chaque année. Ça fait d’ailleurs une semaine que je la traîne avec moi. C’est la nostalgie de la fin d’année (scolaire) qui se pointe le bout du nez.

Juin, en plus d’être la fin des classes, le début de l’été et des vacances, c’est aussi le mois de mon anniversaire. Ça représente une année de plus à l’ardoise de ma vie, à faire partie de ce monde dans lequel j’ai parfois du mal à trouver ma place. C’est aussi ça que représente juin.

C’est plutôt étrange pour moi d’avoir encore cette nostalgie associée à la fin des classes, puisque j’ai terminé mes études depuis plusieurs années. Mais ça revient encore et encore. Cette nuit, je me suis réveillée en me demandant ce que je faisais sur Terre. Quelle est ma mission? Suis-je à la bonne place? Est-ce que tout ce que je fais en vaut la peine? Est-ce qu’on est sur Terre seulement pour faire du temps? My god! Je ne m’étais pas posé ces questions depuis des lunes et surtout pas toutes en même temps! Puis, j’ai pensé : c’est vrai, on est en juin ; tout s’explique.

J’ai aussi l’impression que c’est le moment où je fais mon bilan de l’année (et non en décembre, comme bien des gens.) Je réfléchis à la suite : qu’est-ce que j’ai envie de faire à l’automne (please, l’été vient tout juste de commencer, calme-toi le pompon!), quels projets je veux poursuivre, etc. Je remets en perspective ce que j’ai accompli et ce que je n’ai pas fait.

Je me souviens que lorsque j’allais à l’école, surtout au primaire et au secondaire, je tombais nostalgique et presque triste que l’année scolaire prenne fin. Allais-je voir mes amis durant l’été? Allais-je profiter pleinement de la période estivale, faire des découvertes? Qu’est-ce qui m’attendrait à la rentrée? Et, surtout : qui allait venir à mon anniversaire? En y repensant, je trouve que j’étais un peu intense.

J’aime beaucoup juin, mais j’ai toujours peur qu’il passe comme un coup de vent sans que j’aie eu le temps d’en profiter. Je ne veux pas manquer la floraison des lilas et du muguet, ni passer tout droit pour semer mon jardin. J’ai un peu l’impression que je suis comme les plantes qui ont un boost de chaleur et qui poussent vraiment vite. J’ai envie de dire à la nature de prendre son temps. Ou c’est peut-être à moi que j’ai envie de dire de prendre le temps de savourer l’été.

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de