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Y croire encore

J’ai sûrement passé les 2/3 de ma vie à pleurer pour des gars qui n’en valaient pas la peine. Pis l’autre 1/3 à attendre qu’ils reviennent. Sans succès (puisque la plupart du temps ils ne reviennent pas, et dans le cas contraire, ce n’est que pour un bref instant). Faut croire que j’aime me faire du mal. Ou perdre mon temps. Ou les deux en même temps, je dirais. Perdre-mon-temps-en-me-faisant-du-mal.

Je me suis fait briser le cœur aussi souvent que j’ai brisé l’écran de mon cell (souvent, considérant ma maladresse). J’ai aussi brisé le cœur de gars trop gentils qui étaient prêts à trop bien m’aimer pour ce à quoi j’étais habituée. Si on additionne tout ça, ça fait pas mal de peine à ben du monde qui ne le méritent pas.

Quelqu’un m’a déjà dit que les patterns amoureux n’existent pas. Comme si mon excuse de « je pogne toujours des mauvais gars » n’était pas valable. Ça l’air qu’on n’est juste pas encore décidé sur ce qu’on veut vraiment et ce qu’on recherche chez l’autre. Si c’est le cas, je ne sais pas combien d’essai-erreurs il va falloir, mais mon cœur est en grève.

Est-ce que tout ça vaut la peine? 6 semaines de bonheur pour 6 mois de larmes, s’attacher pour se laisser, s’aimer pour se briser, se déshabiller pour se tromper.

J’ai besoin que quelqu’un me prenne la tête entre les mains en me disant dans le blanc des yeux que je n’ai pas à m’inquiéter. Que tout va bien aller. Qu’ils (et elles) ne sont pas tous pareils. Que le mien se cache quelque part. Qu’un gars va me trouver belle quand je me réveille. Qu’il va m’accepter avec mes insécurités. Qu’il va me ramener une fleur, juste de même. Pis que moi je vais lui faire des crêpes qu’on va manger dans le lit avec les rayons du soleil sur nos cheveux décoiffés, juste de même, pour le fun, parce qu’on s’aime.

J’ai besoin que quelqu’un me dise que je peux y croire encore. Qu’il y a encore des couples fidèles. De croire qu’après tout ça, mon cœur est encore prêt. De croire que Céline a raison quand elle dit que l’amour existe encore.

Je suis peut-être vraiment rêveuse, ou au contraire trop pessimiste. Je ne demande pas un prince charmant. Je les veux, moi, les hauts et les bas, les chicanes (des fois), les soirées plates. Je prends tout ça si ça en vaut la peine.

Je veux juste y croire encore.

Par Sarah Prud’homme

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