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Sauter dans le vide et partir à Londres

Au moment où ces lignes seront publiées sur les z’interwebs, je serai de l’autre côté de l’océan, en terres anglaises. À passer du temps en compagnie de cette paire d’yeux noisette qui a l’effet d’une massue sur mes tripes.

À passer du temps en compagnie de ce visage parsemé de taches de rousseur. De cette petite fossette sur la joue gauche. De ces cheveux roux-blonds-c’est-un-peu-confus qui me donnent une seule envie, celle de laisser mes doigts s’y aventurer.

À passer du temps avec celui qui a marqué les 48 premières heures de mon voyage en Suède en avril dernier, à coup de bisous volés au cœur de la nuit dans un Stockholm silencieux.

Ce qui était censé être une simple virgule dans ma ligne de temps s’est transformée en conversations quotidiennes. En des appels Facetime. En une connexion qui s’explique mal en vers sur papier, mais qui fait du gros, gros bien à mon dedans.

Depuis deux mois, la première chose qui apparaît sur mon cellulaire le matin en me réveillant, c’est son nom, aux côtés d’un roman de quelques paragraphes. Depuis deux mois, le sourire béat se pointe sur mon visage chaque fois que je lis ses écrits journaliers. Que j’entends sa voix. Son accent tout droit sorti d’Harry Potter.

Au moment où ces lignes seront publiées, Londres aura été ma terre d’accueil temporaire depuis cinq jours. Et je serai à deux jours de revenir à Montréal.

Dans quel état? Je ne saurais le dire. Amoureuse? Le cœur brisé? Désillusionnée? À boutte de toute? Jeune mariée?

Je n’en ai aucune idée.

Pour la première fois de ma (petite) existence, j’aurai sauté dans le vide, et me serai laissée voguer par la vie et les détours qu’elle veut que j’emprunte. Pour la première fois, j’aurai troqué la raison pour la folie. J’aurai laissé mes tripes prendre le dessus sur mon ami de toujours, mon cerveau.

Avant de partir, j’avais la chienne. Mais pas vraiment en même temps. Parce qu’au fond de moi, quelque chose me disait qu’il me fallait impérativement explorer ce qui a pris naissance à Sodermalm il y a de ça huit semaines.

Et pour la suite, on verra.

Peut-être que ce qui n’était au départ qu’un simple chapitre deviendra un roman.

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