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L’activité physique? Oui, mais…

J’ai toujours regardé avec admiration les gens qui s’investissent à fonds dans un ou des sports, disciplinés et passionnés par ce qu’ils font, au point de jurer de ne plus pouvoir se passer d’activité physique.

Je n’ai malheureusement pas cette passion pour le sport, autant pour en faire que pour l’écouter à la télévision. Non pas que je sois trop paresseuse pour bouger. Je ne ressens tout simplement pas le besoin d’en faire, car j’ai d’autres intérêts qui occupent mon temps de manière plus prioritaire que l’exercice physique.

Pourtant, si nous nous fiions à ce que nous avons appris dans nos cours d’éducation physique, il faudrait réserver, dans un horaire qui est déjà pour la plupart d’entre nous serré, plusieurs plages horaires pour le sport. Il nous est même recommandé de bouger au moins 30 minutes par jour!

Le pire d’entre tout cela, c’est que je sais que ce discours est vrai et qu’il est appuyé par la science. La sédentarité entraîne une augmentation des maladies, qui, elles, finissent par coûter une beurrée aux contribuables en soins de santé. Ce que je déplore, c’est que la société nous met de la pression pour bouger, mais ne fait rien pour favoriser l’exécution de son message. En d’autres termes, la responsabilité par rapport à l’activité physique repose sur la volonté des individus à eux-seuls, souvent aux prises avec une vie très chargée. Il y a tout de même quelque chose qui cloche avec notre mode de vie, où il faut prévoir du temps dans le but de dépenser de l’énergie pour dépenser de l’énergie, afin d’assurer le maintien de notre équilibre énergétique et de notre santé.

Une partie du problème découle certainement des choix qui ont été faits par rapport à notre aménagement urbain, surtout en ce qui a trait aux banlieues. Ces dernières ont été conçues de manière à favoriser l’essor des automobiles. Par conséquent, pour accomplir nos déplacements quotidiens, il est souvent peu commode de recourir à la marche ou au vélo, et les systèmes de transport en commun sont généralement peu efficaces. En ville, intégrer l’activité physique dans sa routine se fait tout seul, sans planification, via nos multiples déplacements. Cela permet au moins de compenser pour un travail et des loisirs moins physiques. Et c’est ce qui devrait être la norme partout.

Évidemment, ce texte n’appelle pas à la démolition des banlieues. Par contre, il serait bien de commencer à freiner l’étalement urbain ou, du moins, de repenser les nouveaux développements domiciliaires de manière à ce que les services essentiels soient accessibles autrement qu’en voiture. Il faudrait aussi miser sur plus de parcs et d’espaces verts à proximité des résidences, ce qui inciterait les gens à sortir et à bouger. Nous pourrions également réfléchir à une façon d’intégrer l’activité physique au travail. Les employeurs devraient revoir l’organisation physique du lieu de travail, en remplaçant par exemple les chaises de bureau par des ballons de stabilité, ou, dans certains cas, prévoir même l’ajout d’une période obligatoire d’activité physique dans les horaires des patrons et des employés.

Bref, plusieurs solutions existent pour intégrer dans le quotidien des gens peu sportifs l’activité physique, tout comme d’autres restent à imaginer. Notre société devrait impérativement bouger rapidement en ce sens, et ce, au nom du bien-être des personnes qui la composent.

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