Menu

L’importance d’acheter local

J’écoute de la musique majoritairement américaine, j’aime les films français, j’adore les mets asiatiques et le chocolat belge, mon auto est japonaise et je raffole des voyages à l’étranger. Bien qu’un cœur puisse être éparpillé, je considère qu’il peut quand même être à la bonne place. Voici pourquoi…

On entend de plus en plus parler du fait d’encourager les entreprises d’ici, qu’il est important d’encourager nos créateurs québécois, que de consommer la musique et le cinéma d’ici est de nourrir notre culture… je ne pourrais pas être plus d’accord avec tous ces points. Par contre, je dois avouer que des fois, j’ai du mal à y adhérer.

Des fois, j’ai des réticences à acheter des produits québécois au lieu de produits internationaux. Ça peut être en raison du prix (le linge entre autres) ou tout simplement parce que je n’aime pas ça. Qu’est-ce que tu veux que je te dise, je veux pas voir le nouveau film québécois qui vient de sortir au cinéma, je veux voir le film de Marvel! Pis ça me tente juste pas de feeler cheap pour ça. Pis honnêtement, je réalise que personne n’a à se sentir mal à cause de ses goûts! Quand bien même que je ne consommerais pas local, au moins j’achète local et ça vaut quand même quelque chose. Let me explain!

Pour moi, consommer local et acheter local sont deux expériences bien distinctes. La première représente le fait d’acheter des produits québécois et l’autre d’acheter dans les entreprises de ta région.

Mon auto est une Hyundai Elentra, une petite fusée japonaise sur roues que j’adore! Elle est pas québécoise, mais son achat a fait rouler le Garage Rémi Poulin à la sortie de mon village. Mon t-shirt est fabriqué au Cambodge, mais je l’ai acheté au Carrefour Saint-Georges où les commerçants apprécient réellement le fait que l’on achète chez eux au lieu de monter à Québec pour dépenser. Ma musique, je l’achète chez un disquaire du coin et mes livres, à la librairie indépendante. Mon poulet général tao, je le mange sur la terrasse du Rock Café face à la rivière chaudière et pour mon chocolat belge, une entreprise de la région, La Pralinière, en fait du « christie » de bon… donc c’est win-win!

En plus, des fois, en achetant dans les commerces de ta région, tu découvres aussi les produits fabriqués ici même. Désormais, ma bière je la prends chez Frampton Brasse, mon café chez l’Artisan du café, mon moût de pomme chez les Roy de la pomme, mon savon chez Histoire de bulles… tous des commerces de Beauce qui méritent d’être connus. Il suffit simplement de commencer par acheter local et ensuite la consommation locale va embarquer.

Donc non, je ne consomme pas toujours québécois, et honnêtement je travaille là-dessus afin d’encourager les artisans d’ici, mais au moins j’investis dans les entreprises de ma région et je trouve que c’est tout aussi important de faire l’un que de faire l’autre!

Source photo de couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2018. Tous droits réservés
Une réalisation de