Menu

Juillet, c’est un beau mois pour mourir

Je réalise ces jours-ci que juillet serait un beau mois pour mourir.
Pas pour lui, pas pour elle, mais pour moi, pour nous.
Pas pour attirer l’attention, ni même me faire secourir,
ce n’est pas ce genre de mort là du tout.

Je m’effacerai moi, celle que j’étais, celle que je n’aime plus,
de qui je me suis détachée.
Ses souvenirs à elle, je n’en veux plus,
ils ne sont que hantise venue pour m’emmerder.

Je te tuerai toi, je mettrai fin à nous.
Ma vie, je peux la recommencer quand je veux.
Ca t’a angoissé sur le coup,
mais je n’ai plus peur de marcher dans le feu.

Tes vieilles histoires, je suis tannée de les raconter.
Elle ne me font plus rire, ni pleurer.
Je croise les fantômes de gens que l’on a connus.
Je ne reconnais plus ces lieux que l’on a côtoyés.

Je viderai mon appartement,
je jetterai tout ce qui me dérange,
je penserai à toi, quelques fois de temps en temps.
Mais ce sera comme me remémorer un rêve un peu étrange.

Ta tombe, je vais m’y recueillir.
Mais pas pour pleurer, pour me réjouir.
Pour me souvenir.
Que juillet, c’était un beau mois pour mourir.

Je vais nous suicider,
car je sais que c’est juste la plus forte de nous deux qui va se relever.
Prière de ne pas envoyer de fleurs,
ce n’est pas une mort triste, ma vie n’est pas partie avec un voleur.

C’est ce que je veux et ce que j’ai décidé.
Ça y est, la dernière goutte de sang a coulé et ta dernière larme s’est versée.
Dans un dernier souffle, nous nous somme rencontrés.
Juillet, c’est un beau mois pour naître.

Source photo de couverture: Unsplash

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2020. Tous droits réservés
Conception de site web - Effet Monstre