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Se stéréotyper soi-même

Au fil des jours et des années, on se construit. On bâtit notre personnalité d’être humain, pas nécessairement avec l’objectif de devenir la meilleure personne au monde, mais simplement pour devenir une meilleure version de soi-même.

Chaque seconde qui passe nous permet de répondre un peu plus à la fameuse question « Qui suis-je? ». Cette question simple cause tellement de maux de tête puisque se connaître entièrement est presque impossible. Il faut quand même se laisser un peu de surprises! Le pire dans tout ça, c’est que la réponse change constamment. Elle change autant que nous-mêmes évoluons.

Toutefois, se définir comme personne, déterminer notre caractère, nos qualités, nos défauts, nos valeurs, demeure important, je dirais même essentiel. En se connaissant mieux, on peut prendre de meilleures décisions et se sentir bien avec soi-même. C’est peut-être ça, le secret du bonheur : simplement savoir qui on est.

Malheureusement, on choisit trop souvent la voie facile. On prend la voie asphaltée qui permet de bien rouler en s’identifiant à un ou des groupes. C’est comme si on se classait nous-mêmes comme être humain dans la société. Pour se définir plus facilement, on s’associe à d’autres personnes puisque c’est beaucoup moins difficile d’assumer un caractère en groupe que seul. C’est une grande contradiction, car se définir, c’est se distinguer des autres, alors qu’on recherche sans cesse ceux qui nous ressemblent. On ne se limite alors qu’à certaines caractéristiques, effaçant les autres qui forment notre personnalité.

Nous nous stéréotypons nous-mêmes.

On se classe noir, asiatique, femme, homosexuel, sportif, intellectuel, féministe, croyant… Je vous laisse continuer la liste.

Le problème, c’est qu’on est beaucoup plus complexe. On ne peut pas qu’être noir, asiatique, femme, homosexuel, sportif, intellectuel, féministe ou croyant. On est beaucoup plus.

stéréotypes être soi-même

En s’associant à un groupe, il y a le danger. Le danger de perdre une grande partie de notre propre personnalité pour mieux y convenir. Le danger de s’oublier un peu. On peut s’identifier à un groupe, mais il faut se permettre de déborder du moule.

En général, j’ai l’impression qu’il y a trop de groupes, de classes. La catégorisation se fait presque automatiquement. Chaque fois qu’on se permet de s’enlever d’un groupe, on en crée un autre pour s’y inclure. Alors qu’on a découvert que le standard homme ou femme ne convenait pas à tous, on a ajouté transgenre, bigenre et agenre. Le même phénomène se répète du côté de la sexualité, où il n’arrête pas de s’ajouter des lettres à l’expression « LGBT » représentant les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transsexuels, qui devient aujourd’hui « LGBTQIA+ » pour ajouter les queers, les intersexes et les asexuels. Le + désigne tous les autres qui pourraient s’ajouter éventuellement. On veut laisser la possibilité à tous de se définir, mais on ne fait que créer plus de boîtes pour s’y confiner.

Laissons faire les catégories. Laissons faire les standards. Et permettons-nous de seulement être nous-mêmes sans devoir nous construire un moule pour nous y limiter. Nous sommes tous uniques. Ne nous mettons pas dans des boîtes. Vivons simplement l’entièreté de notre personnalité, l’entièreté de notre être.

Ne soyons pas ce que la société et le standard attendent de nous. Ne laissons pas les autres décider de qui nous sommes. Soyons surprenants. Soyons fous. Soyons libres!

Source des images : Pixabay

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