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Suggestions de lectures pré-back to school

Ce que je te présente aujourd’hui n’est pas tout frais sorti de la librairie au coin de la rue. En fait, j’ai décidé de te suggérer trois livres de ma bibliothèque qui, je l’espère, éterniseront encore un peu cet été!

Voici ces romans qui te rendront nostalgique de tes soirées passées autour du feu de camp, du lac ou d’une bonne bière entre chums. Installe-toi sur le bord de ta piscine, tu seras encore plus dans le mood, si tu veux mon avis.

L’été du first love

Comme une chaleur de feu de camp, Amélie Panneton
Hurtubise, 2017, 306 pages


Crédit : Geneviève Lagacé

Le premier roman dont je te parle, c’est un petit bijou jeunesse qui commence en fin d’année scolaire (oui, oui, tu verras tout ton été défiler, de A à Z avec cette liste de lectures !).

En lisant Comme une chaleur de feu de camp, tu vas fondre pour Emmanuelle, quinze ans, qui partage un banc d’autobus et une paire d’écouteurs avec Thomas, ses taches de rousseur, ses poignets parfaits et sa musique country. Tu vas t’emboucaner parmi leurs sentiments en montagnes russes, l’incertitude du premier amour, du premier baiser et de toutes ces premières fois qui font peur ; parmi les désirs, les malentendus autour des bicycles et dans des partys où l’amertume de la bière s’entasse au creux d’estomacs trop jeunes.

À chaque page tournée, de tout petits tisons te papillonneront dans le ventre pour ces cœurs gros et tenus bien chauds qui s’aiment, qui se trouvent beaux malgré certains évènements qui rendent la vie pas si simple, et parfois, beaucoup moins brillante.

« J’ai l’impression que l’été en entier s’est présenté sur le pas de ma porte, ce soir, et qu’il n’y aura plus jamais de grisaille ou de flaques de sloche. » (p.68)

En bref, un roman réel et touchant qui ponctuera tes derniers jours avant la rentrée d’une bonne dose de chaleur !

L’été comme baume

Les filles bleues de l’été, Mikella Nicol
Cheval d’Août, 2014, 128 pages


Crédit : Geneviève Lagacé

La chaleur et les longues journées, là tu seras en plein dedans.

Dans Les filles bleues de l’été, Mikella Nicol te présente Clara et Chloé avec leurs troubles, leurs blessures et leurs cicatrices – still à cicatriser – dans une vaste valse de poésie et d’images auxquelles on ne pense pas réellement ; une succession de détails banals, mais beaux parce qu’oubliés, trop souvent.

« Il y avait Chloé, il y avait les repas, les muscles, les tendons, le roc, la poussière, les poumons, les éclaircies qui tombaient dans les fenêtres, le cycle du soleil, les voyages de la lune, les cigarettes roulées sur les genoux, il y avait des larmes dans les yeux éblouis et les huards qui chantaient pour briser le rythme. Nous nous avions. La main de Chloé dans la mienne, ses yeux de plus en plus chauds, sa voix de plus en plus forte. » (p.33)

Les filles bleues de l’été se racontent l’une l’autre à travers un lien d’amitié fort, sensible, dépouillé de pudeur : les grands yeux de Clara, sa voix grave, ses membres longilignes, pâles, nus, qui éclairent la nuit; la fragilité de Chloé, son corps frêle, meurtri par son propre abandon, son désir de redevenir.

Un livre qui te donnera envie de prendre le temps, de savourer la douceur, l’éphémère, la beauté des petites choses. Une histoire qui te chavirera par sa prose, son fond, son style, et qui te laissera entrevoir, sur ta propre peau, comme si tu y étais aussi, les reflets bleutés de l’eau du lac, la douceur des jours bleus de l’été.

Le dernier été

Les fantômes fument en cachette, Miléna Babin
Les Éditions XYZ, Quai no 5, 2014, 208 pages


Crédit : Geneviève Lagacé

Je mets ce roman en dernier sur cette liste parce que c’est dans celui-ci qu’on le ressent le moins, le gros soleil. Malgré la canicule qui s’abat sur la Vieille Capitale, les palmiers volés au coin de la rue, la fraîcheur des Corona et du vin blanc, la musique, les fenêtres ouvertes et les fleurs qui poussent sans qu’on en prenne soin, c’est ce roman, parmi les trois que je te présente, qui fait le plus la transition entre ton été de fou et les couleurs d’automne qui s’en viennent avec le back to school. Je te le jure.

Ça parle même de neige à la fin. Mais ne déprime pas. Tu vas quand même adorer chaque page de ce livre, que tu ne l’aies jamais – ou déjà – lu. (C’est ma troisième fois, oups !)

Les fantômes fument en cachette, ça te raconte les ambiguïtés de la vie de Maeve vus à travers la fumée des cigarettes – beaucoup de cigarettes – et le voilé des fantômes de son passé qui hantent son appart, ses pensées et les points d’interrogation qu’elle griffonne un peu partout. Ça parle de relations fusionnelles et destructrices, de jeux d’enfants, de trahisons et d’un triangle qui s’étire jusqu’à l’éclatement.

C’est beau et ça décrispe l’intérieur.

« [il a] mouillé le bout d’une débarbouillette pour laver les gouttelettes de vin dans mon cou
— Check, la Grande Ourse.
Il m’a fait pivoter pour que je puisse me voir dans le miroir.
— J’en ai encore. Derrière l’oreille.
— Non.
— Imagines-en. » (p.117)

Tu verras, il te fera du bien, ce roman. Comme si tu lâchais un gros cri dans le vide, juste pour te défouler, question de reprendre tes esprits avant de replonger le nez dans tes cahiers, au mois de septembre.

J’espère que je t’ai un peu inspiré.e et que tu trouveras ton compte parmi tout ça!

Bonne lecture, là!

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